Menaces d'attentats : des lycées prêts à autoriser la cigarette dans la cour

par Rédaction de France Info mardi 2 février 2016 12:40
Des proviseurs demandent que les lycéens puissent fumer dans la cour, pour cause de menace terroriste (illustration)
Des proviseurs demandent que les lycéens puissent fumer dans la cour, pour cause de menace terroriste (illustration) © MaxPPP

Face aux risques d'attentats, le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) demande au gouvernement d'autoriser les élèves à fumer à l'intérieur des établissements.

Le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) constate que des lycéens se regroupent pour fumer, à l'extérieur des établissements. C'est un risque en période terroriste, estime le SNPDEN qui demande au gouvernement d'autoriser les élèves à fumer à l'intérieur des établissements.

Une demande rejetée

Michel Richard, le secrétaire général adjoint du SNPDEN, invité ce mardi de France Info explique qu' l'issue des événements du 13 novembre, nous avons reçu une circulaire nous demandant d'aménager et d'organiser la sécurité des élèves de la meilleur façon qu'il soit".  
"Nous avons donc à ce moment-là écrit au Premier ministre pour lui demander s'il était possible de surseoir à l'article du code de santé publique qui pose l'interdiction de fumer", poursuit-il.

Une demande rejetée par la Direction générale de la santé, qui estime que "le contexte d'état d'urgence ne change rien à cette réglementation" : Michel Richard, le secrétaire général adjoint du SNPDEN

"Savoir se prémunir du risque le plus élevé"

"Le rassemblement de lycéens, massivement, sur un trottoir, c'est faire porter un risque extrêmement élevé et très certainement plus élevé que la consommation de tabac", regrette Michel Richard. "Nous ne méconnaissons pas les risques liés à la consommation du tabac, de l'alcool et de produits stupéfiants" souligne-t-il.

"Pour autant, il faut à un moment, dans un contexte particulier, savoir se prémunir du risque le plus élevé."

Selon le secrétaire général adjoint du SNPDEN, "un certain nombre" de proviseurs n'ont d'ailleurs pas attendu le feu vert de l'Etat" et autorisent d'ores et déjà leurs élèves à fumer dans la cour.