Le "système Balkany" étrillé par la chambre régionale des comptes

EXCLU FRANCE BLEU 107.1 par Rédaction de France Info jeudi 11 février 2016 06:20
Patrick Balkany
Patrick Balkany, le maire de Levallois dans les Hauts-de-Seine © maxPPP

La chambre régionale des comptes d’Ile-de-France a produit un rapport sur la gestion de la ville de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, que France Bleu 107.1 a pu se procurer. Le document étrille la gestion du député-maire UMP Patrick Balkany, qui dirige la ville depuis 1983, avec une interruption entre 1995 et 2001.

Les magistrats accusent les comptes de la ville de ne pas donner "une image fidèle de la situation financière". Ils pointent notamment des "oublis" de dépense d’un total de 117 millions d’euros de 2007 à 2013. Par ailleurs, ils révèlent que contrairement aux affirmations de Patrick Balkany, la ville a contracté des emprunts toxiques dont la renégociation a coûté 17 millions d’euros. Levallois-Perret est la ville la plus endettée de France avec 8.344 euros par habitant en 2014. Les magistrats décortiquent le système mis en place par Patrick Balkany et s’intéressent à un personnage-clé : Renaud Guillot-Corail, surtout dans les "affaires africaines" du maire. Officiellement en retraite, il dispose d’un bureau à côté de celui de Patrick Balkany. Il est aussi salarié d’une association satellite de la ville, dont le budget de 150.000 euros se situe "juste en dessous du seuil légal instaurant l’obligation de certification et de publication des comptes". La chambre note par ailleurs la générosité du traitement des responsables de l’administration : primes d’heures supplémentaires irrégulières de plusieurs milliers d’euros par mois, des logements de fonction associés à des primes normalement réservées aux fonctionnaires qui n’ont pas de logement de fonction, des véhicules de fonction indus et des chauffeurs payés par la ville.

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