Déchéance de nationalité : Sarkozy appelle les députés LR à voter oui

par Yannick Falt mardi 9 février 2016 12:29
Nicolas Sarkozy a appelé les députés LR à voter pour la déchéance de nationalité
Ce mardi matin, Nicolas Sarkozy a appelé les députés LR à voter pour la déchéance de nationalité © MaxPPP

Nicolas Sarkozy a défendu la déchéance de nationalité ce mardi matin devant les députés Les Républicains réunis à huis clos. Une décision qu'il explique par la nécessité d'être "au rendez-vous de la sécurité" alors que de nouveaux attentats pourraient avoir lieu.

"M. Hollande nous propose d'inscrire la déchéance dans la Constitution, le Conseil d'Etat a dit 'c'est nécessaire'. Je souhaite que vous votiez oui", a indiqué Nicolas Sarkozy aux députés selon des propos rapportés à France Info. 

C'est un véritable plaidoyer qu'a prononcé le président LR.  La déchéance de nationalité, "un débat beaucoup plus important qu'on ne le dit" pour l'ancien chef de l'Etat. "La question, c'est celle du prochain attentat. On nous demandera des comptes, à tous, à gauche comme à droite. Pas question de ne pas voter la mesure sous prétexte qu'elle n'est pas suffisante. Sinon, on ne fait rien, ce serait de l'impuissance. L'important, c'est d'être au rendez-vous de la sécurité... "

"Nous avons pris l'engagement de ne pas nous comporter en petits politiciens"

Nicolas Sarkozy, l'homme qui dit oui face à l'homme qui dit non. François Fillon en a d'ailleurs pris pour son grade, lui qui appelle à voter contre la réforme constitutionnelle. "Après les 130 morts de novembre, nous avons pris l'engagement de ne pas nous comporter en petits politiciens. C'est la seule position raisonnable et responsable. Et puis François, j'aurais préféré qu'on en débatte en bureau politique", a lâché l'ancien président de la République à son ancien Premier ministre. Le bureau politique qui a largement approuvé la mesure. C'était il y a un mois, et le rendez-vous avait alors été séché par François Fillon. 

A LIRE AUSSI ►►► La déchéance pour tous assumée par Manuel Valls devant l'Assemblée