Le Conseil d'Etat refuse de suspendre le passage en gratuit de LCI

par Rédaction de France Info mardi 9 février 2016 15:18, mis à jour le mardi 9 février 2016 à 17h44
LCI studio
Les locaux de la chaîne LCI © MaxPPP

LCI a gagné son premier combat. Le Conseil d'Etat estime qu'il n'y a pas "urgence" à suspendre le passage de la chaîne d'information en gratuit. Le Conseil d'Etat se prononcera sur le fond de l'affaire dans les prochains mois.

Le Conseil d'Etat a refusé ce mardi de suspendre le passage en gratuit de la chaîne LCI, rejetant ainsi un recours déposé par le groupe NextRadioTV (propriétaire de BFMTV). "Le juge des référés a considéré que les requérants n'étaient pas dans une situation d'urgence qui justifierait que la décision du CSA soit suspendue", selon le communiqué du Conseil d'Etat.

L'équilibre économique de BFMTV pas mis en cause par la concurrence de LCI

C'est l'autre argument mis en avant par le Conseil d'Etat : le juge des référés a estimé "qu'en l’état du dossier, la concurrence de LCI ne mettait pas en cause l’équilibre économique de BFM TV de façon suffisamment grave et immédiate pour justifier la suspension de la décision du CSA.  "Le rejet de cette demande de suspension ne préjuge en rien du fond de l’affaire, qui sera jugée définitivement dans les prochains mois", précise toutefois le Conseil d'Etat.

Une procédure lancée en décembre

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a autorisé en décembre dernier la chaîne d'info du groupe TF1 à passer sur la TNT gratuite. Le PDG du groupe NextRadioTV, maison mère de BFMTV, était particulièrement remonté lors de cette annonce et a donc introduit un recours devant le Conseil d'Etat. Alain Weill s'était alors exprimé sur France Info. Il estimait que l'arrivée d'une nouvelle chaîne d'information sur la TNT représentait un danger pour la santé économique de BFMTV : "Le CSA, par deux fois, a dit dans le passé qu'il n'y avait pas la place pour trois chaînes, c'est à n'y rien comprendre. Rien n'a changé depuis que le CSA a dit non deux fois à LCI"  Alain Weill disait également soupçonner le CSA d'avoir cédé à des "pressions extérieures".