"Il faut mieux répartir les blessés" en cas d’attentats (Christophe Prudhomme, porte-parole de l'AMUF)

par Rédaction de France Info mercredi 20 janvier 2016 22:56

"Nous n'avons jamais été débordés" le soir des attentats de Paris le 13 novembre, a déclaré ce mercredi sur France Info Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF). Il n'y a pas eu, selon lui, "de soucis en termes de moyens" : "Le souci, c'est de mieux répartir les blessés", en utilisant notamment les hôpitaux "de la proche banlieue", a-t-il souligné.

"Dans l'urgence, toutes les victimes ont été prises en charges dans des hôpitaux du centre de Paris, mais ils l'ont été à flux tendus et à la limite de la rupture, alors que nous avions des moyens disponibles dans de nombreux hôpitaux en proche banlieue. Il est clair qu'à l'avenir, il faudra les utiliser et mieux répartir les victimes", a estimé Christophe Prudhomme.

Un peu plus de deux mois après les attentats de Paris, le ministère de la Santé organisait ce mercredi un retour d'expérience sur le 13 novembre, auquel participaient l'AMUF ainsi que d'autres professionnels de la santé et de la sécurité.

Parmi les autres pistes d'amélioration identifiées par les participants : la nécessité de former la population aux gestes de secourisme, la France étant très en retard en la matière, a rappelé Christophe Prudhomme. "Il faut insister sur les gestes qui sauvent. Quand vous êtes témoin d'un attentat et que vous voyez des victimes, il n'y a rien de pire que de ne rien pouvoir faire", a estimé le porte-parole de l'AMUF.