Exportations de vins et spiritueux en 2015: "Un chiffre d’affaires historique" (Antoine Leccia, AdVini)

par Rédaction de France Info mercredi 10 février 2016 22:42

Antoine Leccia président de la maison de négoce AdVini, membre de la fédération des exportateurs de vins et de spiritueux s’est félicité mercredi soir sur France Info du "chiffre d’affaires historique" des ventes à l’export de sa filière en 2015.
"Un excédent de plus de 10 milliards d’euros, qui représente 126 Airbus, on ne va pas bouder notre plaisir", a-t-il avoué.
Un succès de l’export des vins et des spiritueux qui s’explique selon Antoine Leccia par la "qualité des produits historiques et un savoir-faire ancestral." Il a aussi avancé "l’effet favorable des taux de change, notamment aux Etats-Unis" et le "rebond du marché chinois, en demi-teinte sur les deux dernières années."
En tête des exports de vins, la région bordelaise reste en tête avec "1/3 des exports", suivi du Languedoc et de "toutes les régions françaises" selon le négociant.
Il a également noté une forte progression pour le marché du vin rosé avec "une progression de plus de 30% cette année", précisant que le rosé, porté par la région Provence, "c’est 10% de la consommation mondiale" de vin.
Selon Antoine Leccia, seul le Beaujolais reste à la traîne.
Néanmoins il indique que "tout le monde est impliqué" dans le succès mondial des vins et spiritueux, expliquant que "les grandes maisons sont là pour tirer le marché, donner l’exemple, défricher certains marchés" et "cela permet à tout le monde de bénéficier de cette offre."
Antoine Leccia n’a toutefois pas nié la progression de la concurrence d’autres pays sur ce marché.
"Sur le plan conjoncturel, pour les vins d’appellation, valorisés, nous avons eu quelques récoltes avec moins de disponible. Donc lorsque vous n’avez pas de vins, vous montez vos prix, vous perdez des parts de marche, donc des confrères en profite comme le Chili ou l’Australie", a-t-il détaillé.
Le négociant s’est toutefois inquiété pour "les produits d’entrée de gamme" qui ont "du mal à avoir une viticulture compétitive", notamment à cause "des taxes et des accords de libre-échange qui abaissent les prix."
Il a précisé que dans ces cas d’entrée de gamme, "le consommateur va au moins cher."