Commerçants calaisiens à l'Elysée : "Enfin on nous entend" (porte-parole)

par Rédaction de France Info lundi 7 mars 2016 12:49, mis à jour le lundi 7 mars 2016 à 12h49

Des commerçants de la région de Calais ont fait le déplacement ce lundi à Paris pour rencontrer des représentants de François Hollande et leur faire part de leurs difficultés liées à la présence de la "Jungle" aux abords de la ville. Ils seraient 500 à être venus dans la capitale, selon Frédéric Van Gansbeke, président du Collectif des entreprises et du commerce du Calaisis. Ce boulanger dit sur France Info attendre "beaucoup de choses de cette rencontre". "Le point positif est que, enfin, on nous entend, alors que, pour ma part, ça fait 18 mois que j'essaye d'entrer en contact avec le gouvernement. Nous demandons le démantèlement de la 'Jungle', pas seulement la partie sud, mais aussi la partie nord, avant cet été, parce que de nombreux Britanniques vont passer par la rocade portuaire. Mais aussi un moratoire fiscal. Les chiffres d'affaires sont trop à la baisse", détaille-t-il.

"Nous allons demander de sortir de cette image négative que l'on a, à cause de ce bidonville, parce que le gouvernement n'a pas voulu faire un vrai camp comme à Grande-Synthe où l'on peut accueillir dignement les migrants. Nous demandons un accueil digne pour l'ensemble des migrants, et que l'on réprime sévèrement les agitateurs, il y a des groupes organisés à l'intérieur de ce camp", ajoute Frédéric Van Gansbeke.

"La problématique est que, aujourd'hui, il y a une grosse défiance de la part des gens qui habitent en périphérie de Calais, face aux images négatives qu'ils peuvent voir, et c'est assez compliqué pour nous. Nous n'avons pas les clés pour répondre à cette problématique, on a besoin de de l'Etat pour nous aider à maintenir nos commerces ouverts. Quand on a des baisses de 30 ou 40% de chiffres d'affaires, ça devient très compliqué de maintenir les emplois. Le format économique de la ville a été calculé sur la population intramuros, mais aussi extramuros et des touristes. Aujourd'hui on a trop de commerces parce qu'on n'est plus attractifs. Beaucoup de commerces sont en train de fermer", déplore le boulanger.