Calais : le démantèlement partiel de la "jungle" a débuté

par Rédaction de France Info lundi 29 février 2016 10:13, mis à jour le lundi 29 février 2016 à 14h35
Le démantèlement de la \\\"jungle\\\" de Calais, confirmé par la justice jeudi dernier, a débuté ce matin
Le démantèlement de la "jungle" de Calais, confirmé par la justice jeudi dernier, a débuté ce lundi matin © MaxPPP

Le démantèlement de la "jungle" de Calais validé par la justice la semaine dernière a commencé ce lundi matin avec de gros renforts policiers et des incidents. Au moins une personne a été interpellée.

Le démantèlement partiel de "la jungle de Calais" a débuté ce lundi matin, rapporte le journaliste de France Inter Thibault Lefèvre sur son compte Twitter. "Renfort massif et entreprise de démolition" en cours, précise-t-il. Environ 100 policiers sont mobilisés dont trois compagnies de CRS et la Brigade Anti Criminalité (BAC) sont mobilisés pour l'opération, selon notre confrère. 

Seule la partie sud de la "jungle" de Calais est concernée 

Vendredi, explique Fabienne Buccio, la préfète de Calais, des maraudeurs qui travaillent à convaincre les migrants de quitter la zone se sont fait agresser par des militants No Border. Et elle ajoute que, ce lundi, grâce au dispositif de sécurité mis en place, "les maraudeurs peuvent poursuivre leur travail de conviction." 

"C'est une opération de conviction des migrants" Fabienne Buccio, la préfète de Calais

Su France Info, Gilles Debove, responsable du syndicat SGP-FO Police à Calais a confirmé que "tout se passait très bien, dans le calme". Et il a ajouté s'interroger sur "l'aspect humanitaire des activistes présents dans la zone."  Lundi en début d'après-midi, de légers incidents ont éclaté entraînant l'interruption des maraudes. 

Un mineur afghan a été interpellé. 



Jeudi dernier, le tribunal administratif de Lille a validé le démantèlement partiel de "la jungle de Calais". La partie sud de ce camp de migrants est concernée par l'arrêté d'expulsion, à l'exception des espaces sociaux, avait indiqué un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais.

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