"Bachar al-Assad est prêt à faire une ouverture très large" selon Thierry Mariani

par Rédaction de France Info mardi 29 mars 2016 07:05
Thierry Mariani s\\\'était déjà rendu en Syrie en novembre 2015
Thierry Mariani s'était déjà rendu en Syrie en novembre 2015 © MaxPPP

Cinq députés Les Républicains se sont rendus en Syrie pour le week-end de Pâques "en solidarité avec les chrétiens d'Orient". Certains, dont Thierry Mariani, ont rencontré Bachar al-Assad.

Ce mardi sur France Info, le député Les Républicains (LR) des Français de l’Etranger, a justifié le voyage en Syrie désapprouvé par les autorités françaises. "Il faut se rendre compte de la situation sur le terrain et depuis novembre, date de mon précédent déplacement, elle a complètement évolué", explique Thierry Mariani. Le député évoque les derniers évènements : "Aujourd'hui, l'armée syrienne est à l'offensive, elle vient de reprendre Palmyre et elle continue à avancer" en ajoutant :  "Assad n'est certainement pas un exemple, mon modèle, mais il fait partie de la solution parce qu'il est incontournable sur le terrain."

Selon Thierry Mariani, Bachar el-Assad "a été très clair" :

"Il est prêt à faire une ouverture très large, à accueillir une partie des opposants, à pardonner et à intégrer des combattants contre lui à condition qu'ils respectent son autorité. Mais il n'est pas du tout prêt à laisser le pouvoir."

Thierry Mariani justifie son voyage par le fait qu'"il ne faut pas être absent de la scène internationale" : "Je ne suis pas le messager de Assad, je suis parlementaire et je viens me renseigner."
"Je pense que notre ennemi, ce n'est pas Assad c'est Daech. Aujourd'hui, pour combattre Daech aucune alliance n'est à négliger. Les seules troupes au sol ce sont les troupes syriennes"
, explique Thierry Mariani.

Pour son deuxième voyage en Syrie, Thierry Mariani était accompagné de Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, Denis Jacquat et Michel Voisin. L'association SOS Chrétiens d'Orient y était associée. 
Le témoignage de Thierry Mariani de retour de Syrie - il répond à Fabienne Sintès