Attentat à Grand-Bassam : "Montrer que, malgré les actions des forces armées, le terrorisme peut aller partout" (militaire français)

par Rédaction de France Info lundi 14 mars 2016 07:39, mis à jour le lundi 14 mars 2016 à 07h39

Emmanuel Beth, ancien directeur de la coopération au ministère des Affaires Etrangères et général de corps d’armée, voit dans l'attentat qui a visé dimanche la cité balnéaire de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, la conséquence des opérations militaires menées dans la région contre les groupes terroristes.

"Cette dispersion de petites cellules est le résultat de l'action des forces françaises et internationales au Mali. Le terrorisme étant frappé au cœur de sa zone d'action, il essaye de contrôler le dispositif et va ailleurs. C'est le moyen de montrer que, malgré les actions conséquentes des forces armées, ce terrorisme, avec des petites équipes, peut aller partout. Ceci est totalement incontrôlable, quels que soient les Etats ou les forces de sécurité déployées. Ils arrivent toujours là où on ne les attendait pas", a expliqué lundi matin Emmanuel Beth sur France Info.

"S'agissant de la Côte d'Ivoire, ces enjeux de sécurité ont vraiment été pris en compte, même si les moyens des forces de sécurité méritent encore un entraînement et peut-être des moyens conséquents", a ajouté le militaire.

Les tirs contre trois hôtels de la cité balnéaire de Grand-Bassam ont fait seize morts, dimanche, dont au moins un Français, d'après les autorités ivoiriennes, qui affirment également que six assaillants ont été tués. L'attentat a été revendiqué dimanche soir par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).