Air France : un nouveau plan de départs volontaires annoncé en CCE extraordinaire

par Rédaction de France Info vendredi 15 janvier 2016 12:42
Le plan B qui prévoyait environ 3.000 suppression d\\\'emplois est abandonné
Le plan B qui prévoyait environ 3.000 suppression d'emplois est abandonné © Maxppp

Air France prévoit un nouveau plan de départs volontaires, excluant désormais les licenciements secs, et compte augmenter sa flotte long-courrier d'ici 2020 avec l'entrée d'A350 d'Airbus et de 787 de Boeing.

Après plusieurs mois de conflit entre la direction et les salariés Air France joue l'apaisement. La compagnie aérienne  réunissait  ce matin un comité central d'entreprise extraordinaire au cours duquel elle devait  dévoiler son "projet de croissance".
 
Selon les syndicats, le plan B qui prévoyait environ 3.000 suppressions d'emplois est abandonné. Un nouveau plan de départ volontaire sera mis en place sans licenciements secs, disent-ils, en affirmant par ailleurs qu’Air France envisagerait le versement dès 2016 des primes d'intéressement et de participation au personnel. 

Aucune départ contraint de personnel au sol d'ici 2018

 
Ce plan de "développement", censé remplacer le très contesté "plan B" de réduction d'activité, prévoit également la possibilité d'embaucher à nouveau des personnels navigants comme des pilotes, stewards et hôtesses. Il ne prévoit "aucun départ contraint" pour le personnel au sol jusqu'à l'été 2018. 

La direction d'Air France a par ailleurs présenté un nouveau plan prévoyant l'entrée dans la flotte long-courrier de deux avions (notamment avec  des A350 d'Airbus et des 787 de Boeing) par an de 2017 à 2020, mais conditionne ledit projet à des accords de productivité.

Une hausse du nombre d'heures de vol de 10%

Le plan de développement devrait se traduire par une hausse du nombre d'heures de vol de 10% sur la période 2016-2020, selon FO et la CGT. Sur la méthode, le nouveau DRH d'Air France Gilles Gateau a indiqué que le calendrier des négociations devait être défini avec les organisations syndicales, renonçant aux ultimatums et dates-butoirs qui avaient crispé les relations sociales en interne.
 
La direction ne confirme pas ces informations pour le moment.