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Un collégien de 15 ans accuse la police de l'avoir sévèrement tabassé

le Jeudi 11 Juillet 2013 à 17:06
Par Delphine Gotchaux

Le collégien qui accuse la police de l'avoir tabassé s'est vu délivrer un mois et demie d'ITT © Maxppp

L'IGS, la police des polices, vient d'ouvrir une enquête sur des soupçons de bavures commises dans le commissariat du 19eme arrondissement. Un jeune garçon de 15 ans y aurait été frappé lors d'une garde à vue en mai dernier.

Un collégien de 15 ans dit avoir été victime d'un tabassage lors d'un contrôle d'identité à Paris. L'IGS, la police des polices, a ouvert une enquête.

Le 28 mai dernier, un collégien fume un joint devant son collège du 19eme arrondissement de Paris. Au même moment, deux policiers patrouillent autour de l'établissement. Ils aperçoivent l'adolescent, descendent de voiture. Le collégien jette son joint.

Le contrôle d'identité qui suit dérape très vite. Le collégien est pris à partie, sans raison, par l'un des fonctionnaires qui le menace avec sa matraque télescopique et l'attrape très violemment au niveau du cou. Selon plusieurs témoins, il est menotté et jeté dans le véhicule des forces de l'ordre, emmené au commissariat du 19ème.

"C'est un déchaînement de violence gratuite" (William Bourdon, l'avocat de la victime)

D'après son témoignage, il subit un véritable passage à tabac de plusieurs policiers : trois coups de poing au visage, une clé de bras qui se solde par une fracture, des coups de pieds dans les parties génitales. Pour son avocat, William Bourdon, le collégien a été "choisi et ciblé", il estime que ces faits sont "très graves", notamment en raison de son âge et que c'est un "déchaînement de violence gratuite".

Le jeune homme ressort du commissariat à la fin de ses 24h de garde à vue avec un bras cassé, des hématomes, des traces de strangulation et un mois et demi d'interruption temporaire de travail.

"C'est un véritable défoulement" (William Bourdon, l'avocat de la victime)  

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Par Delphine Gotchaux
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
brigitte (anonyme),
J'ai une fille en troisième Voilà, je n'imagine même pas qu'on puisse la traiter ainsi! Honte à ces policiers, quelle lâcheté, quel sadisme, (racisme?) les sanctions doivent être exemplaires. Ah 1 détail ma fille est blanche ! sans doute courre-t-elle moins de risque. 1 question y avait-il une femme dans ce commissariat? je n'imagine même pas qu'elle ait pu laisser faire cela
Avatar de anonyme
boby (anonyme) @ brigitte (anonyme),
Moi je n'imagine même pas que mon fils de 14 ans puisse fumer un joint en pleine rue devant son lycée ! Que vous soyez noir, blanc ou tout ce que vous voulez quand vous faites quelque chose d'illégal en pleine rue faut pas s'etonner que les keufs vous tombent dessus ! Ne condamnez pas les policiers avant la fin de l'enquete svp, vous ne savez pas ce que le gamin leur a dit ni l'attitude qu'il a eu. Les ados d'aujourd'hui ne sont pas tous des enfants de choeur !
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mayer kurt (anonyme),
il fut un temps, une baffe, le pied au cul et "retourne dans ta classe p'tit con et que je ne t'y reprenne plus" suffisait. mais là !!! bravo ils sont bien courageux ces policiers, ils ne feraient même pas le centième à un grand délinquant, voila bien l'image de nos courageux protecteurs si vraiment (et je pense que oui) ils ont fait ça, ce n'est pas une bavure mais une agression en réunion, deux à cinq ans de prison en pénale du tgi!!!!!!!!!!!!!!!!!
Avatar de anonyme
sam grat (anonyme),
heu, je croyais que la nouvelle loi obligeait la présence d'un avocat lors de la garde à vue, j'ai "faux" ou il manque des pièces dans cette histoire ? ......
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