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Tuerie du Colorado : la psychiatre de Holmes aurait donné l'alerte un mois avant

le Jeudi 2 Août 2012 à 10:05
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La psychiatre qui suivait James Eagan Holmes, l'auteur de la tuerie dans un cinéma d'Aurora le 20 juillet dernier, a alerté son université plus d'un mois avant la fusillade. C'est ce qu'affirme un journal de Denver.

Holmes lors de sa première comparution devant la justice, le 23 juillet © Reuters - RJ Sangosti

C'est un élément nouveau, et de taille, dans l'enquête sur le massacre perpétré par James Holmes lors d'une avant-première du film The dark knight rises : selon le Denver Post, la psychiatre qui suivait le jeune étudiant avait alerté ses supérieurs à l'université du Colorado de la menace qu'il pouvait représenter.

Cette spécialiste, membre de "l'équipe d'évaluation des risques et des comportements" aurait informé le personnel de l'université de son inquiétude concernant le jeune homme de 24 ans. Mais, affirme le Denver Post, aucune action n'a été entreprise car Holmes était sur le point d'abandonner ses études.
L'université du Colorado n'a fait aucun commentaire. Seule déclaration officielle d'une porte-parole de l'établissement : "Je suis convaincue, jusqu'à preuve du contraire, que nos personnels ont fait ce qu'il fallait".


Holmes a tué 12 personnes et en a blessé 58 autres, dans le cinéma d'Aurora. Il est sous le coup de 142 chefs d'accusation.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Lynxette (anonyme),
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Rien n'est simple en ce domaine - pas plus en France qu'ailleurs... Combien d'années faut-il pour faire reconnaître par les autorités la schizophrénie d'un adulte ? Demandez aux malheureuses familles touchées !
Avatar de anonyme
Vote(s) 91
Effectivement, le système médical américain est excessivement fragile parce que tout le monde même les responsables ont peur de se mêler des affaires des autres. Par exemple, prenons des parents qui payent les études universitaires de leur fils de 18 ans, disons; le fils tombe malade, l'université est loin, les parents s'inquiètent et téléphonent à l'université pour avoir des nouvelles de la santé de leur fils. Eh bien, on leur dira qu'on n'a pas le droit de leur dire quoi que ce soit, parce que "c'est une affaire privée".
Avatar de anonyme
Vote(s) 109
Il n'est pas simple de "faire quelque chose" sur les dires d'une psychiatre que quelqu'un présente une menace : l'arrêter ou le dénoncer à la police, l'accuser tant qu'il n'a rien fait ? Le forcer à se faire soigner sur des suppositions ? C'est impossible. Qu'aurait-il donc fallu faire pour l'empêcher d'agir ? Sans aucune preuve tangible, toute intervention de ce genre serait une invitation pour l'université à se faire attaquer en justice par l'intéressé. Où est la solution ? - Pour moi, elle passe d'abord par le contrôle strict du port d'armes.
Avatar de anonyme
anonyme (anonyme) @ esta (anonyme),
Vote(s) 97
Pour moi cela montre combien le systeme medical americain est fragile. Il etait assure par l'universite et sitot il a dit qu'il quittait l'universite il n'avait plus de droits de prise en charge medicale. Une chose comme cela ne pourrait pas arriver en France.