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Tuerie d'Aurora : qui est James Holmes ?

le Samedi 21 Juillet 2012 à 16:34
Par Mélanie Potet

Étudiant en neurosciences de 24 ans, le présumé tueur d'Aurora, auteur de 12 morts et 58 blessés vendredi dans un cinéma, était jusqu'alors un jeune homme brillant et sans histoires. Mais qui est réellement James Holmes ? Portrait d'un tueur solitaire.

James Holmes, fils d'une infirmière et d'un directeur d'une société de logiciels, né le 13 décembre 1987, a grandi à San Diego en Californie. Pas de délits ni de hauts faits connus, pas de casier judiciaire, pas de lien apparent avec une quelconque organisation terroriste non plus.

A priori, un jeune étudiant souriant à la bouille sympathique, inoffensif.

Un étudiant "au top du top"

Licencié en neurosciences avec mention au printemps 2010 à l'Université de Californie à Riverside, James Holmes étudiait depuis juin 2011 dans un programme de doctorant à l'université de Colorado à Denver. Un an plus tard, pour une raison inconnue, il avait démissionné du programme dans lequel il étudiait en particulier le comportement humain et la "base biologique des désordres psychiatriques et neurologiques". Un constat ironique. Le président de l'université de Riverside se rappelle d'un étudiant "au top du top".

Joueur de football américain au lycée et à l'université, James Holmes semblait mener une vie ordinaire, sans histoires, et n'a laissé aucun souvenir marquant tout au long de son parcours universitaire. Portrait type de "monsieur Tout-le-monde".

"Personne ne le connaissait"

Un voisin proche du jeune tueur présumé, Tom Mai, parle d'un "gars timide et solitaire", issu d'une "très bonne famille". Il se souvient qu'il ne frayait pas avec les jeunes du quartier et précise que la famille Holmes fréquente une église presbytérienne

Selon Julie Adams, la mère d'un ancien coéquipier de football de Holmes, il a laissé peu de souvenirs à l'équipe. "Je ne pense pas que beaucoup des gamins le connaissaient. C'était un solitaire", affirme-t-elle. Par ailleurs, un étudiant vivant dans le même bloc universitaire que lui a déclaré : "personne ne le connaissait, personne".
Pour un de ses anciens collègues de laboratoire, impossible de prédire les atrocités qu'il est soupçonné d'avoir commises, malgré sa "maladresse sociale". À ces témoignages s'en ajoute un grand nombre, tous identiques.

Transparent aux yeux de son entourage, mais également inexistant sur la toile. James Holmes est complètement déconnecté des réseaux sociaux. Il semble n'avoir laissé aucunes traces sur Facebook, Twitter, Linkedln, MySpace... ni nulle part sur le Net.

Les motivations de son geste meurtrier restent, à ce jour, toujours inconnues.

Par Mélanie Potet
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
né en 1987 pas 1997
Avatar de anonyme
mais que se passe t'il dans le cerveau d'un meurtrier de ce type,aucun psy ne peut repondre ?!
Avatar de anonyme
J'ai bien peur qu'aux U.S la notion d'être à propos de quelqu'un en tant que savoir, se rapporte avant tout à la valeur exploitable potentielle (Gain de tranquillité, gain de performance, gain de sécurité...), bien avant la rencontre d'un regard, d'une histoire... Dommage, l'humain se nourri avant tout de rencontre(s); ainsi, si les américains doutent: Nous aussi ; n'est-il pas ce qui nous rend humain?... Il n'empêche que cette folie à répétition outre atlantique est pour le moins inquiétante dans cette société si "Moderne" et dites "Policée".
Avatar de anonyme
Sampirat (anonyme),
Avant tout commentaire, lisez "Il faut qu'on parle de Kevin"... Plus que jamais toujours d'actualité.
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