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Suivi de Merah par la DCRI : "Aucune faille" selon une délégation parlementaire

le Mercredi 4 Avril 2012 à 15:30 mis à jour à 16:40
Par Alexandre Chassignon

Les principaux responsables du renseignement français se sont expliqués ce matin sur leur travail dans l'affaire Merah, devant des parlementaires. Le président de la délégation assure n'avoir décelé "aucune ombre au tableau". Ses membres PS dénoncent une violation du secret défense, qui couvre ses travaux.

La conférence de presse initialement prévue a été remplacée par un simple communiqué. La délégation parlementaire au renseignement a entendu ce matin les dirigeants des services de renseignement, dont Bernard Squarcini (DCRI, renseignement intérieur) et Erard Corbin de Mangoux (DGSE, sécurité extérieure).

Une séance de deux heures et demie consacrée à l'affaire Merah. Le principal suspect des tueries de Toulouse et Montauban avait été entendu par la DRCI en novembre dernier, suite à ses voyages au Pakistan et en Afghanistan.

Sous le sceau du secret défense

La délégation parlementaire au renseignement est composée de quatre députés et quatre sénateurs (cinq UMP, trois socialistes). Ses travaux étant couverts par le secret défense, rien de ce qui s'y dit ne filtre habituellement. Son président, Guy Teissier, a seulement indiqué n'avoir décelé "aucune faille ou aucune ombre au tableau" dans le suivi de l'affaire Merah.

Le rappel à l'ordre des membres socialistes de la délégation

Les trois membres socialistes de la délégation précisent, dans un communiqué, que les propos de Guy Tessier "n'engagent que leur auteur". "Nous tenons à rappeler qu'en vertu de la loi, la délégation au
renseignement du Parlement dont nous faisons partie est tenue au secret défense
", écrivent-t-ils.

Dans un communiqué séparé, François Rebsamen, le chef de file des sénateurs PS, estime que "ce comportement partisan est indigne de sa fonction, mais il explique sans doute pourquoi Claude Guéant et Gérard Longuet n'ont vu aucun inconvénient à ce que les directeurs des services soient entendus par la délégation présidée par Guy Tessier".

La commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois a demandé à entendre les patrons de la DCRI et de la DGSE, mais le gouvernement s'y est opposé.

Par Alexandre Chassignon
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Évidemment, "aucune ombre au tableau". Elle est pourtant claire comme de l'eau de roche la version officielle. Faut pas tomber dans la paranoïa ou la théorie du complot. Donc je récapitule : - M. Merah s'est déplacé dans plusieurs pays du moyen-orient sous couvert de la DGSE, il a notamment réussi a entrer en Israël (pour un Mohamed faut avouer que c'est fort, vous en conviendrez ?). - Durant son voyage en Afghanistan (un des nombreux pays visité par le jeune homme), il entre en contacte avec la DCRI afin de les informer qu'il aura du retard et qu'il ne sera donc pas présent au rendez-vous convenu avec l'agence, mais qu'il a des documents à montrer (entre autres des photos). - Pendant l'assaut, M. Merah aurait dit à un agent des renseignement (d'après l'interview de M. Squarcini directeur de la DCRI) : "De toute façon, je devais t'appeler pour te dire que j'avais des tuyaux à te donner, mais en fait, j'allais te fumer." - De plus, Zahia Mokhtari l'avocate de M. Merah (le père du tueur présumé), aurait 2 vidéos de l'intervention du RAID. Dans un de ces documents on entendrait l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban dire clairement : "Je suis innocent, pourquoi vous voulez me tuer, je n'ai rien fait, (...) je suis innocent". Toujours d'après elle, "Il y a des preuves pour faire éclater la vérité" - Pour finir, Martine une des témoins des événements de Montauban affirme avoir vu le visage du tueur, "un tatouage ou une cicatrice sur la joue gauche". Un autre témoignage (concernant Toulouse) affirme que l'auteur serait de type caucasien avec "des yeux bleus". Rendormez-vous, il n'y a effectivement "aucune ombre au tableau" :p