aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Requins de la Réunion : "Il y aura une pêche dès cette semaine"

le Mardi 7 Août 2012 à 06:20
  • 3 commentaires
  • Pas encore de votes

Après l'attaque de requin dimanche soir à la Réunion, décision est prise de renforcer la surveillance des spots de surf, d'intensifier le marquage des requins et d'effectuer une pêche de requins, mais seulement à but scientifique. Une vingtaine de squales est concernée. Pour le secrétaire général de la préfecture, Xavier Brunetiere, l'Etat n'est pas en mesure en effet d'effectuer une pêche de régulation sans une étude préalable.

Pêche aux requins : Xavier Brunetiere, secrétaire général de la préfecture, au micro Réunion Première de Bruno Cancémi  

Lecture
 
Partager

.

3
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Arawald (anonyme),
Vote(s) 67
Bravo Francine, je suis pleinement d'accord avec vous ! Il faudra s'en rappeler aux prochaines élections. N'y a t'il donc aucun contre-pouvoir envers ces margoulins !
Avatar de anonyme
Tonton Piot (anonyme),
Vote(s) 73
A qui profite le crime ? certainement pas aux requins !
Avatar de anonyme
Francine DUCROT (anonyme),
Vote(s) 80
Extraits d'articles dans nos journaux locaux : "j’ai l’honneur d’informer Monsieur le Préfet que je porterai plainte contre lui pour non-assistance à personne en danger", "Je ne comprends pas que les autorités n’agissent pas. si rien n’est fait, le carnage va continuer", "pour la plupart des personnes rassemblées en ce lundi matin, le camarade Fabien a payé la négligence de l’Etat." Attendre des pouvoirs publics qu'ils assistent l'individu dans ses prises de risque est un scandale. Les requins sont des animaux sauvages et la mer est un espace naturel non sécurisé. Les surfers, bodyboarders et autres pratiquants d'activité nautiques en corps-à-corps avec la mer doivent toujours y penser, et savoir que (malheureusement parfois) il est de leur entière responsabilité individuelle de s'aventurer dans ce milieu hostile, où l'activité humaine cause depuis longtemps, actuellement et hélas sûrement pour longtemps encore, des dégâts irréparables. En bon usager de la mer, les surfers devraient être plus humbles et plus respectueux de ces êtres autres qu'humains qui la peuplent et la font vivre. J'espère que ceux qui recherchent aujourd'hui la rencontre avec le requin sauront ne pas incriminer d'autres qu'eux-mêmes. Comme j'espère que les pouvoirs publics vont enfin prendre les mesures nécessaires qui leur incombent pour préserver le milieu marin et la sécurité des populations : assainissement, déchets, bateaux-usines... Comme toutes les mers, l'Océan Indien est surexploité. Comme sur beaucoup d'îles tropicales, le développement de la Réunion est un non-sens géographique, démographique, économique, environnemental. Bien que marginales comparée aux nombreuses morts de violence conjugale ou d'accidents routiers, ces morts et ces attaques dues aux requins sont symboliques d'une société qui marche sur la tête. Pourquoi ne pas parler d'une des origines du risque requin à la Réunion : le rejet des déchets humains dans l'océan. Saint-Pierre est réputée pour le traitement problématique de ses eaux usées. Saint-Leu, où a eu lieu la dernière attaque, en est l'illustration navrante : l'urbanisation anarchique et exponentielle depuis quelques années, avec son bétonnage et ses eaux usées, est la cause irréfutable de la récente et durable pollution du lagon, qui est en train de mourir (suite aux pluies de février 2012 : 30cm de boue, les coraux étouffés), et sans aucun doute aussi, de la présence accrue des squales, que plus rien n'effraie dans la zone protégée de la réserve marine (mais n'oublions pas que les requins-bouledogue et tigre sont des requins côtiers, qui ont toujours été présents sur le littoral réunionnais : s'étonner aujourd'hui de les voir dans leur élément est de la mauvaise foi). Le nouveau lotissement et l'aménagement du bord de mer à la sortie sud de Saint-Leu en sont aussi l'illustration hélas parfaite : là où il y avait une ravine et un sol terreux et sableux, il y a maintenant du béton, imperméable - le résultat de cette aberration se fera sentir très rapidement, dès les prochaines pluies, sans parler du cyclone dévastateur qui touchera notre île cette année ou une autre. Saint-Leu n'est pas seule dans cette course au n'importe quoi : le lagon de La Saline, avec ses lotissements le long de la déviation, paiera aussi un prix élevé. Le modèle économique occidental, choisi par les pouvoirs publics à la Réunion, est une erreur : il ne convient ni à la géographie, ni à la démographie, ni à l'environnement de ce territoire. Mais il convient si bien au profit...