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Militaires tués en Guyane : les deux suspects ont avoué

le Samedi 28 Juillet 2012 à 13:00 mis à jour le Dimanche 29 juillet à 09:19
Par Julien Baldacchino

  © IDÉ

Trois personnes ont été interpellées vendredi à Macapa, au Brésil. Elles sont suspectées d'avoir participé au meurtre de deux soldats français, tués en Guyane fin juin. Deux d'entre elles ont avoué les faits ; la troisième serait une complice. Le principal suspect est le leader d'une bande armée. La ministre de la Justice Christiane Taubira a fait part de sa "satisfaction" quant à cette arrestation.

Après leur arrestation, "Manoelzinho" et "O Brabo" ont avoué les faits qui leur sont reprochés. Manoel Ferrerira Moura et Ronaldo Silva Lima – leurs vrais noms respectifs – "ont reconnu leur participation dans le meurtre" de deux soldats français en Guyane, à la fin du mois de juin, lors d'une opération contre des chercheurs d'or clandestins. Âgé de 25 ans, Manoel Ferrerira Moura est le chef d'un gang violent qui dirigeait un site d'orpaillage clandestin.

Les deux suspects ont été arrêtés vendredi et détenus au siège de la police fédérale de Macapa (Brésil). Ils ont été interpellés dans un taxi, près d'un hôtel dans lequel ils étaient censés résider. Chacun d'eux détenait sur lui une arme et une somme d'argent ; Moura possédait 5.000 dollars sur lui. Ils étaient accompagnés d'une femme qui les aurait aidés à fuir de Guyane. Les suspects ont fui à travers la forêt sur plus de 200 kilomètres.

Le parquet de Fort-de-France (Martinique) a ouvert une information judiciaire pour "meurtres et tentatives de meurtres en bande organisée, associations de malfaiteurs".

Dans le cadre de cette enquête, huit suspects d'origine brésilienne étaient recherchés en tout. Ils seraient organisés en bande armée et équipés d'armes de guerre. La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé avoir appris "avec satisfaction" ces arrestations. "Les actes d'enquête et les poursuites qui doivent intervenir relèvent maintenant de la coopération des autorités judiciaires françaises et brésiliennes afin que ces faits graves puissent recevoir une réponse pénale appropriée", ajoute-t-elle, dans un communiqué.

Par Julien Baldacchino
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Vos réactions sur cette info
Avatar de Raghan
Vous relisez-vous parfois? Vous avez écris "Ce qui c'est passé", ce ne serait pas plutôt "Ce qu'il s'est passé" ?
Avatar de anonyme
Christian (anonyme),
lors et pas l'or d'une opération
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