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Manifestations à Paris après la mise en examen d'un policier pour "homicide volontaire"

le Mercredi 25 Avril 2012 à 21:32
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Le fonctionnaire de 33 ans est poursuivi pour avoir tué un homme recherché d'une balle dans le dos, samedi soir à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). La version de la légitime défense a été mise à mal par les premiers éléments de l'enquête. Les collègues du fonctionnaire ont manifesté à Bobigny puis sur les Champs-Élysées.

Samedi soir, c'est un appel anonyme qui envoie quatre policiers dans le centre-ville de Noisy-le-Sec. On leur signale un homme de 28 ans, recherché pour des vols à main armé. Trois des policiers sont à pied, le quatrième arrive en voiture. Il affirme qu'il se retrouve alors face au fuyard, qui "l'aurait visé en tendant son bras armé vers lui". Le policier tire alors à quatre reprise sur le jeune homme, qui meurt peu après.

Le problème, c'est qu'un témoignage et surtout l'autopsie de la victime vont à l'encontre de la thèse de la légitime défense. Le parquet explique que "la victime a été mortellement touchée par une balle entrée à l'horizontal dans son dos". Il a donc décidé de mettre en examen le fonctionnaire pour homicide volontaire, et de le placer sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer.

Plusieurs centaines de policiers mobilisés contre cette décision

Vers 19h30, les collègues du policier se sont réunis devant la Direction territoriale de la sécurité de proximité, à Bobigny. Plusieurs centaines de fonctionnaires ont ainsi voulu exprimer leur "colère". "Nous avons voulu lui témoigner notre soutien, de façon spontanée", explique le secrétaire général du syndicat SGP-FO Unité, Nicolas Comte. "Les policiers sont très remontés. Ce qui est arrivé nous semble incompréhensible."

Nicolas Comte : "Il a une famille, il a fait son boulot, personne ne peut comprendre ça"  

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"D'un côté, on nous donne des armes pour qu'on puisse se défendre", regrette un policier. "Mais de l'autre, quand on les utilise face à des malfaiteurs armés, on se retrouve avec une condamnation à la clé."

Les manifestants ont ensuite pris d'assaut les Champs-Élysées. Selon un journaliste de l'AFP, une centaine de voitures de police civiles ou siglées ont descendu l'avenue toutes sirènes hurlantes. Le ministère de l'Intérieur parle lui d'une cinquantaine de voitures au plus fort de la manifestation. Claude Guéant a également dit "comprendre l'émotion" des policiers.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Domimusic (anonyme),
Vote(s) 121
Laissons faire la justice d'autant qu'il est facile en période électorale de faire du bruit sur les faits divers... Il y a des sujets plus importants.. Le chômage, la précarité, le racisme, la xénophobie, etc... Si on sait répondre à ces vrais problèmes. Si on sait unir le peuple de France dans un vrai projet, on aura moins de délinquance et on évitera les balles tirées dans le dos pour éviter une mise en examen...
Avatar de nicolas
Vote(s) 116
Que les délinquants et bandits en tous genres se le tiennent pour dit; quand vous faites vos mauvais coups, veillez bien à tourner le dos aux policiers quand ils viendront tenter de vous arrêter; comme ça ils sont obligés de vous laisser partir pour ne pas avoir d'ennuis! Le policier aurait dû rattrapper le délinquant, prendre une balle, et ensuite tirer, ou le laisser partir... A quoi bon embaucher plus de policiers?...
Avatar de anonyme
Lucky (anonyme),
Vote(s) 119
Abattu d'une balle dans le dos c'est pas de la légitime défense, c'est un meurtre. La police n'est pas et ne doit pas être au-dessus des lois sinon c'est la porte ouverte à tous les abus.
Avatar de anonyme
BoulaQuick (anonyme),
Vote(s) 122
Cette réaction de la police, face à des éléments de preuve qui paraissent accablants, est pathétique !