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Fusillade de Toulouse : indignation du monde politique, "la campagne présidentielle est suspendue" (Hamon)

le Lundi 19 Mars 2012 à 11:21
Par Olivier Bénis

Des élèves et leurs parents quittent le lieu de la fusillade qui a fait quatre morts © SIPA

Quelques heures après la fusillade qui a coûté la vie à quatre personnes, dont trois enfants, devant l'école juive Ozar Hatorah à Toulouse, les réactions se multiplient à gauche comme à droite. Tous dénoncent une véritable tragédie.

Pas de récupération politique. C'est l'état d'esprit général ce matin, résumé par cette phrase de Benoit Hamon, porte parole du PS : "la campagne est suspendue, pour honorer la mémoire des victimes". L'ensemble de la classe politique a voulu exprimer son émotion ce matin.

Nicolas Sarkozy est arrivé sur place vers 11h30 : "C'est une tragédie épouvantable. C'est l'ensemble de la République française qui est touchée par ce drame abominable". Le président de la République a décrété une minute de silence dans les écoles ce mardi, elle sera observée à 11h précises.

Nicolas Sarkozy : "Cette tragédie bouleverse toute la communauté nationale"  

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Claude Guéant a également exprimé son émotion, tout en soulignant "des similitudes entre les agressions dont ont fait l'objet nos militaires à Toulouse et à Montauban et cet attentat horrible contre des enfants ce matin". Une thèse qui semble se confirmer d'après les premiers éléments dévoilés par le procureur.

François Hollande a choisi de venir à Toulouse, par "solidarité" avec les familles de victimes et la communauté juive de France. Pour lui, le tireur a visé des enfants juifs en toute connaissance de cause : "cet acte, dont le caractère antisémite est aussi évident qu'abject, frappe des familles dans ce qu'elles ont de plus cher, leurs enfants, et endeuille toute la Nation". Il appelle à une "réponse commune et ferme de toute la République".

François Hollande : "Ce sont des enfants, c'est-à-dire le pire des crimes"  

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Martine Aubry a également dénoncé un drame "abominable. Au nom du Parti socialiste, je veux exprimer tout notre soutien et notre solidarité aux blessés et aux familles des victimes".

"Nous faisons confiance aux autorités françaises pour faire toute la lumière" (Israël)

Un sentiment partagé par Israël, qui a immédiatement réagi : "Nous sommes horrifiés par cette attaque, et nous faisons confiance aux autorités françaises pour faire toute la lumière dans ce drame". L'ambassadeur d'Israël en France a été envoyé à Toulouse auprès des familles de victimes.

Samy Ravel, ministre plénipotentiaire à l'Ambassade d'Israël en France  

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Au niveau international, les États-Unis eux aussi ont condamné "l'horrible attentat" de Toulouse. L'ambassadeur américain à Paris "condamne fermement ces meurtres, comme les meurtres de soldats français à Toulouse et Montauban". De son côté, le Vatican exprime "sa profonde indignation".

"Unité nationale" contre "une horreur préméditée"

Face à cette tuerie, François Bayrou demande "des gestes les plus forts d'unité nationale. C'est une horreur préméditée dont on voit les intentions perverses et haïssables. Et le fait que ce sont des enfants qui en sont les victimes ne fait que renforcer le caractère insupportable de cette tuerie antisémite".

Jean-Luc Mélenchon dit "sa plus vive émotion", mais reste prudent sur le caractère antisémite de l'attaque : "cela ajouterait à l'ignominie du crime si la démence raciste des criminels était démontrée. Les pensées de tous les Français se tournent vers les parents, les familles, les enfants déchirés par l'horrible nouvelle"

Dans un communiqué, Marine Le Pen condamne "la fusillade criminelle qui a frappé une école privée juive à Toulouse. Il semble que le mode opératoire soit le même que celui utilisé à Montauban à l'encontre de nos militaires. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles et demandons aux pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour empêcher un nouveau drame".

Face à cet attentat, "il n'y a pas de place pour la politique" (Marine Le Pen)  

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À Toulouse, le maire Pierre Cohen s'est dit lui aussi "horrifié" par la fusillade. "Je serai extrêmement attentif au développement de l'enquête, et je souhaite que toute la lumière soit faite au plus vite afin que l'auteur de ces actes inqualifiables soit interpellé et jugé."

"La France est blessée à travers ces drames"

Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, se dit "bouleversé et horrifié. C'est la France toute entière et tous les Français qui sont atteints. Cet acte ignoble et barbare ne saurait rester impuni".

Ce matin, le Conseil de Paris a observé une minute de silence. "Notre émotion est immense, la France est blessée à travers ces drames", a a déclaré Bertrand Delanoë.

Par Olivier Bénis
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Vos réactions sur cette info
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Sylvana (anonyme),
Je ne sais pas si ce drame est antisémite, cependant, le fait de "toucher" aux enfants est le signe le plus horrible qui soit....Quant à l'auteur des tirs, quelle lâchetée à tous points de vue!
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RONTEIX (anonyme),
C'est impensable que l'on puisse s'attaquer à des enfants! et à qui que ce soit d'ailleurs j'espère que nos pouvoirs publics vont enrayer cette montée de la violence dans notre pays
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Joël de MONTALIER (anonyme),
Un drame national français. Horreur absolue. Ces enfants sont d'abord français et cela touche tous les français, quelque soit leur communauté confessionnelle. Ils sont juifs et nous verrons avec l'enquête, si il y a un lien avec cette appartenance, ce qui serait désastreux. Il faut noter qu'ils ne sont pas israéliens mais français. Il serait malsain, dans ces circonstances, de confondre Israël, un pays ami, et la communauté juive française dont les membres sont français, car à l'écoute de votre interview du ministre plénipotentiaire de l'ambassade d'Israël en France, vous semblez faire une confusion bien maladroite.
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Henri BLEUSE (anonyme),
Des êtres humains, des enfants, de petits frères, de petites soeurs, de saints innocents Je refuse de me laisser gagner par l'émotion. Parce qu'ils étaient simplement juifs! Quelle honte, quelle horreur, quelle déchirure! Et puis, non, je n'y arrive pas, c'est l'esprit autant que le coeur qui pleure, et à jamais.