aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Echirolles : une marche blanche organisée mardi pour Kévin et Sofiane

le Dimanche 30 Septembre 2012 à 12:31 mis à jour à 16:20
Par Sylvie Johnsson

La mère de Kevin, 21 ans, tué vendredi soir commence à parler. Son fils venait de terminer sa licence de management à Aix-en-Provence. "Révoltée et anéantie", elle raconte qu'il voulait juste donner une leçon de pédagogie aux jeunes qui avaient agressé son petit frère. Le père de Sofiane, l'autre victime a un seul mot d'ordre: plus jamais ça. Une marche blanche aura lieu mardi. Un enseignant qui connaissait les deux victimes partage sa peine.

Dans le quartier de la Villeneuve à Echirolles, il y avait dimanche matin quelques bouquets de fleurs blanches accrochés sur un tronc d'arbres pour appeler à se rassembler mardi prochain en l'honneur de Kévin et Sofiane, tués vendredi soir. La mère de Kévin confie, "ce n'est pas un soldat, ce n'est pas normal qu'il meure".
Dimanche matin, de nombreuses personnes se sont rassemblées pour se recueillir, dont Mohammed, un ancien enseignant des deux victimes. Pour lui Kévin et Sofiane n'étaient pas "des enfants qui ne cherchaient pas à faire du mal".

"Des enfants qui ne cherchaient pas à faire du mal" (l'ancien enseignant des deux victimes)  
 

Lecture
 
Partager

Dans le quartier des Granges à Echirolles, l'émotion est très forte, récit d'Alexis Morel.  
 

Lecture
 
Partager

Une "futile et banale querelle d'adolescents" a expliqué le procureur. L'interpellation vendredi soir d'un jeune majeur impliqué dans la bagarre a permis de reconstituer la scène et de retrouver le pistolet et des douilles de balles tirées lors de la rixe.

Une première bagarre s'est déroulée vendredi devant un lycée de la commune autour de deux garçons pour une histoire de "mauvais regard".  Puis les deux garçons seraient venus en renfort face à un groupe venue de Villeneuve à Grenoble, armé de battes de base-ball, de manches de pioches, de marteaux, de couteaux et d'un pistolet à grenaille.  

Les deux victimes, Sofiane et Kevin, auraient tenté de défendre les plus  jeunes de l'assaut des Grenoblois avant de tomber sous les coups.  Ils n'étaient pas connus des services de police ni de la justice.  "Nous n'avons pas affaire à des délinquants", a précisé le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

La marche blanche s'organise sur Facebook © Capture d'écran de Facebook

Par Sylvie Johnsson
2
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Ce est fou c'est qu'on constate bien souvent que façe à ces voyous, on n'a pas d'autre choix que de subir. Car si on porte plainte ou qu'on se défend, notre vie devient un enfer si on ne déménage pas loin d'eux.
Avatar de anonyme
Malheureusement ce ne sont pas des faits isolés. De nombreuses rixes se déroulent entre jeunes organisés pour faire valoir leur loi. Tout est fait pour que l'on n'en parle pas à la radio, dans les journaux..avant un gros pépin. Motus et bouche cousue, sous prétexte de craindre d'affoler les parents de jeunes collégiens et lycéens, l'on se tait. Venez enquêter dans les lycées de Melun et périphériques...
aller directement au contenu