Amiens : Hollande promet de mobiliser "tous les moyens" contre les violences

par Clara Beaudoux mardi 14 août 2012 12:27
Pascal Rossignol Reuters

Le président de la République a promis mardi de mettre en oeuvre tous les moyens de l'État pour lutter contre les violences, après des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre à Amiens la nuit dernière. François Hollande était à Pierrefeu-du-Var pour rendre hommage aux deux femmes gendarmes tuées par balle le 17 juin.

Cent jours exactement après son élection, l'actualité coïncide avec le premier déplacement de François Hollande consacré à la sécurité. Le président a réagi à la nuit d'affrontements à Amiens, où 16 policiers ont été blessés. Il a promis de mettre en oeuvre "tous les moyens de l'État" pour lutter contre les violences, estimant que la sécurité était "non seulement une priorité mais une obligation" pour l'État. 

Le chef de l'État a également rappelé que le prochain budget inscrirait "des moyens supplémentaires pour la gendarmerie et la police", soulignant que "des effectifs seront crées alors que pendant trop d'années il y a eu des baisses d'effectifs qui ont été hélas constatées". Il a enfin promis un meilleur "suivi" des récidivistes, évoquant la mort des deux femmes gendarmes auxquelles il était venu rendre hommage.

"Je pense à ce qui s'est passé ici, mais aussi à Aix il y a quelques jours, et à Amiens cette nuit" - François Hollande  
 

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"Des violences inacceptables", pour le ministre de l'Intérieur Manuel Valls  
 

Hommage aux deux femmes gendarmes tuées le 17 juin 

Le chef de l'État interrompait ses vacances pour se rendre à Pierrefeu-du-Var (Var), à une trentaine de kilomètres de sa villégiature estivale du Fort de Brégançon. Il est arrivé à 10h30 accompagné de son ministre de l'Intérieur Manuel Valls, pour rendre hommage aux deux femmes gendarmes abattues le 17 juin, lors d'une intervention à Collobrières. 

Alicia Champlon, 29 ans, et Audrey Bertaut-Landry, 35 ans, intervenaient au domicile d'un multirécidiviste qui s'est emparé de l'arme d'une des gendarmes et leur a tiré dessus. Le père de l'une d'elles, Claude Berthaut, voit en cet hommage une opération de "communication" intervenant "trop tard", saluant toutefois la "sollicitude" exprimée par le gouvernement. Un hommage national avait été rendu aux deux femmes quelques jours après le drame, mais François Hollande n'était pas venu en personne.

"Dans mon esprit, c'est deux mois trop tard, il fallait le faire à Hyères lors de l'hommage national" - Claude Berthaut   
 

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