On va aujourd’hui en Irak où les dernières troupes américaines sont parties le 18 décembre en laissant derrière elles un nouveau régime autoritaire. Puis Amérique latine pour parler des Européens devenus en temps de crise trafiquant de drogues. Et en Grèce qui, encore une fois, doit faire d’énormes sacrifices afin de se voir verser l’argent promis par les institutions internationales.
Manifestants à Sulaymaniyah en Irak le 25 mars 2011 © 2011 Samer Muscati/Human Rights Watch
Irak
Le pays est très sévèrement critiqué dans le rapport annuel de L'ONG américaine, Human Rights Watch.
Le pays est en train de devenir un état policier, un état de plus en plus autoritaire.
On est très très loin du discours tenu par les Nations Unies et Washington.
A l`heure du départ, les américains n'avaient qu`une chose en tête : défendre leur bilan. Histoire de dire qu`ils n’ont pas dépensé 1000 milliards de dollars pour rien.
Donc, l'Irak était décrit comme une démocratie (et tant pis si la fraude existe lors des élections), et les Nations Unies en mai dernier félicitaient même le pays pour ses progrès dans le domaine des droits de l 'homme, (et tant pis si le régime avait tiré à plusieurs reprises sur des manifestants non armés quelques semaines plus tôt).
Explications et analyse d'Angélique Férat, en direct d'Amman, sur le rapport de HRW sur l'Irak état policier
Grèce
Le pays, déjà exsangue, doit encore faire des sacrifices. Le gouvernement de coalition est sommé aujourd'hui de donner son accord aux réformes demandées par les bailleurs de fonds.
Un accord indispensable pour obtenir le déblocage d'un nouveau prêt de 130 milliards d'euros et éviter la faillite. Le compte à rebours est lancé.
Athènes a jusqu'au 20 mars pour rembourser 14 milliards et demi d'euros de prêts.
A Athènes, les précisions d'Angélique Kourounis sur les nouveaux efforts demandés à la Grèce
Amérique Latine
C’est la Police chilienne qui a lancé l’alerte. A l’aéroport de Santiago, de plus en plus de touristes ou soi-disant touristes européens sont capturés pour essayer de passer quelques kilos de cocaïne.
Ces petits trafiquants ont bien des noms en Amérique Latine : mûles ou mulas, des camellos ou chameaux, des bourriers au Pérou.
Beaucoup y voient une conséquence inattendue de la crise économique en Europe. Des touristes qui se retrouvent en prison.
Reportage d’Éric Samson dans un centre de détention à Quito en Équateur sur les Européens, trafiquants d'un jour

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