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One day du bassin smart d'Eton à London-Plage

le Mercredi 8 Août 2012 à 17:23 mis à jour le Jeudi 9 août à 01:43
Par Cécile Quéguiner

Londres vu du stade de Beach Volley © Radio France - CQ

La journée a débuté matutinalement autour du plan d'eau d'Eton, devant les piètres performances des Français en canoë et kayak. Pour terminer dans une ambiance survoltée devant la finale américano-américaine du beach-volley féminin.

Des céistes en combinaison...

Entre le canoë et l'Angleterre, c'est une longue histoire. Le premier club de céistes a été créé en 1866 à Londres. Ce qui explique sans doute l'affluence dans ce coin du smart Buckinghamshire. Pourtant, d'un oeil de néophyte, les finales du jour disputées par des Français ne sont pas des plus palpitantes. Canoë une place en ligne pour Mathieu Goubel et kayak quatre places pour Marie Delattre, Sarah Guyot, Joanne Meyer et Gabrielle Tuleu. Il ne s'agit pas pour les embarcations de descendre des eaux tumultueuses mais de glisser à la pagaie sur une surface tranquille, à peine poussées par un petit vent de droite.

La position du céiste en ligne, un genou sur un pouf © Radio France CQ

Pourtant, après avoir réalisé le meilleur temps des demi-finales, puis mené ce mercredi matin dans le premier quart de la course, Mathieu Goubel se laisse distancer et finit à la 5e place. Une absence. "A 50 m de la ligne, j'ai commencé à être dans le cosmos", explique-t-il après sa course. Il doit encore concourir dans le 200 mètres. La pression est forte. Goubel est le seul céiste aligné par la France. Et celle-ci n'a plus remporté de titre olympique en ligne depuis 1952. Les kayakistes féminines qui suivront n'en mèneront pas plus large. Elles terminent à la 8e place mais n'en attendaient pas beaucoup plus.

Après la course, les kayakistes pagayent encore... © Radio France CQ

Et la matinée se termine. Les gradins se vident. Ne restent que quelques rameurs glissant sur le bassin, quelques survols d'oies et un troupeau de moutons broutant à la droite de la ligne de départ.

... aux volleyeuses en bikini

Des ajoncs d'Eton à la plage de Wesminster, il y a loin. Une soixantaine de kilomètres, un décor et un public radicalement différents. D'autant que ce soir, la finale est 100% américaine. Le duo Misty May-Treanor et Kerri Walsh Jennings contre Jennifer Kessy et April Ross, illustres inconnues en France, et -je soupçonne- dans certains gradins de la Horse Guards Parade. 

Adam et Andrew, de Floride et de Chicago, supportent l'équipe favorite quand ils peuvent © Radio France

Car ce n'est pas vraiment le sport -en est-ce vraiment-, ni la toile de fond -la rue Whitehall et la London Eye en second plan- qui attirent autant de spectateurs. C'est "le fun", clament mes voisins venus du Yorkshire, ou Ike, un Californien de passage. Le fun d'une discipline où l'intérêt majeur réside dans la tenue plus que légère des concurrentes que les caméras s'obstinent à cadrer en plan serré entre ceinture et mi-cuisse. Machisme ? Voyeurisme ? Ca ne défrise ni les athlètes qui font le show en bikini, à deux pas du 10 Downing Street, ni les spectateurs en chemise ou polo, drapés pour beaucoup dans des bannières US. 

Le sable provient d'une carrière du Surrey, traité et trié avec soin © Radio France CQ

Chauffé par une speakerine pied nu sur le sable, puis par un mini-concert de Mika, le public, verre à la main, zieute comme il peut. Il profite : il fait plus de 16°C, la température minimale pour le port du maillot. Et encore, c'est au choix depuis quelques mois. Les Américaines en tous cas ont joué le jeu : deux-pièces blanc ou rouge. Des militaires et bénévoles de l'organisation des JO profitent aussi du spectacle. Il dure 40 minutes, entrecoupé de séquences Benny Hill entre les sets, quand on ratisse le sable, et se clôt par un troisième titre pour le duo Misty/Kerry... rhabillé de pied en cap pour monter sur le podium !

Par Cécile Quéguiner
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