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One day dans la roue du BMX et dans les pas de Lavillenie

le Vendredi 10 Août 2012 à 00:45
Par Cécile Quéguiner

Le club d'athlétisme de Clermont où s'entraîne Renaud Lavillenie © Radio France - CQ

Le BMX, beau spectacle mais mauvaise pioche pour les Français. En revanche, au stade, le perchiste Lavillenie a décroché le titre dont rêvaient les tricolores depuis 1996.

15:00 heure de Londres, plus de 30°C sur la piste bitumée du BMX, quatre Français en lice, deux filles, deux garçons. Ambiance street, DJ's aux platines, quelques VIP dans les gradins (on annonce David Cameron, David Beckham et Carl Lewis) pour cette discipline spectaculaire au programme des Jeux pour la deuxième fois seulement.

La piste de BMX sous le cagnard. Les parapluies du début des JO servent maintenant de parasol © Radio France CQ

Demi-finales, finales. Chaque manche dure 40", le temps pour les cyclistes de parcourir 450 m pour les hommes, 440 pour les femmes, de bosses, sauts et virages, moulés dans 14.000 m3 de terre. Un parcours malheureux pour les messieurs : Joris Daudet, pourtant champion du monde 2011, et vice 2012, chute. Quentin Caleyron aussi. Les femmes, Laetitia Le Corguillé et Magalie Pottier, pédalent elles jusqu'en finale, mais terminent à la 4e et 7e place. 

Pendant la demi-finale féminine © Radio France CQ

19:00 heure de Londres, encore 27°C au stade olympique, petit vent. Dans les gradins, on s'arsouille. Des pintes par quatre. Face au sautoir, un groupe de Français, "la famille des perchistes", peinturlurée, venue en partie de Clermont-Ferrand, où s'entraîne Renaud Lavillenie.

Dans la famille d'Amaury à Arcachon, on est perchiste de père en fils © Radio France CQ

Dès 5,65 m, Romain Mesnil défaille. 5,75. 5,85. Lavillenie en revanche passe. Mais à 5,91, il rate son premier essai, et décide de passer directement à 5,97. Il ne prend pas un gros risque, ils ne sont plus que trois dans le concours, il se sait déjà sur le podium.

Renaud Lavillenie tente un 1er saut à 5,97 © Radio France CQ

Il va néanmoins décrocher l'or in extremis, dans son deuxième essai à ce sommet, alors que le public est ailleurs, accompagnant dans un hurlement général le relais 4 x 400 m féminin. Porté par ce succès, il va tenter plus haut. Pour la beauté du geste. 6,02, puis 6,07 deux fois. Las. Il est champion olympique, comme Jean Galfione en 1996, présent lui aussi dans les gradins du virage. Il n'avait d'ailleurs que ça en tête pour l'avoir tweeté le matin même : #or, écrivait-il !

 

 

 

 

Par Cécile Quéguiner
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