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One day dans l'univers de la lutte gréco-romaine

le Lundi 6 août 2012 à 01:10
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Déjà au menu des Jeux olympiques en 708 av JC, la lutte fait partie des 26 disciplines de ceux de 2012. Un sport qui souffre en France d'un complexe de méconnaissance. D'ailleurs, chaque JO est l'occasion de braquer le projecteur sur ce sport... à condition de décrocher une médaille.

Tarik Belmadani en bleu chez les - 60 kgs éliminé en quart de finale © Radio France - CQ

Qui dans la salle connaît la différence entre lutte libre et lutte gréco-romaine ? La réponse est forcément timide. Solitude du lutteur. Luka Lampis, venu dans la capitale britannique en supporter faute de qualification, résume ainsi la situation : "Il nous faut être bon une fois tous les quatre ans, pour qu'on parle éventuellement de notre discipline !" Sans médaille olympique, point de salut. En "gréco" comme disent les athlètes, la pression pèse donc sur les épaules de Steeve Guénot, dernière chance, après l'élimination de tous ses coéquipiers, dont son frère, depuis deux jours. 

Luka Lampis, lutte libre, a commencé à 5 ans avec les frères Guénot © Radio France CQ

Quelques points essentiels afin d'éclairer les néophytes : la lutte gréco-romaine interdit les prises au dessous de la ceinture, quand la lutte libre les autorise. Objectif : projeter son adversaire sur le dos, épaules au sol. L'opération s'appelle un tombé, équivalent ou presque du ippon au judo. Pour que tout cela se passe comme prévu, les lutteurs ne doivent pas être en nage en début de combat. L'arbitre de tapis tapote leurs épaules pour s'en assurer. Les entraîneurs viennent les éponger et les éventer entre deux manches. Le reste est expliqué ici

Des supporters en masse. "La lutte est une famille". On compte 20.000 licenciés en France © Radio France CQ

Ce lundi, ils étaient deux Français, Tarik Balmadani en - 60 kgs et Mélonin Noumonvi en - 84 kgs, venus de Bagnolet, avec la jeune garde de leur club dans les tribunes. Le premier n'a pas fait long feu, le second a échoué au pied du podium, pour la troisième fois de sa carrière. "Faute d'arbitrages, assurent deux adolescents, Ryan et Maxime. Car tous les deux ont bien lutté". 

Sur le t-shirt de Ryan de Bagnolet, les idoles de son club : "Mélo" et Tarik © Radio France CQ

Outre ces Français parmi les athlètes et le public dans la salle olympique d'ExCeL, d'autres nationalités pour qui la lutte est presque un sport national. Des Ouzbekhs, des Azéris, des Géorgiens, des Egyptiens ou des Iraniens. L'ambiance est virile et la barbe, à la différence de la majorité des sports, semble faire partie de l'attirail. Les régimes eux sont le quotidien des lutteurs. Un Guénot, par exemple, perdrait en cumulé sur un an plus de 100 kgs, selon un de ses coéquipiers. Un effort surhumain inversement proportionnel à la notoriété de ce sport... qui ne demande pourtant qu'à sortir de l'ombre.