aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

La Grèce se dote (enfin) d'un gouvernement

le Mercredi 20 Juin 2012 à 13:29
Par Caroline Caldier

Les partisans pro-austérité ont réussi à constituer une coalition rassemblant la Nouvelle démocratie, les socialistes du PASOK et le petit parti de la Gauche démocratique. Un gouvernement devrait être désigné ce soir. Le leader conservateur Antonis Samaras a été désigné comme nouveau Premier ministre grec.

 A la veille de la réunion de l'Eurogroupe qui doit examiner la situation du pays, Athènes veut rassurer. "La Grèce a un gouvernement, tel est le message que le ministre des Finances (sortant), Georges Zanias, transmettra à l'Eurogroupe", a annoncé le chef de file du PASOK, Evangelos Venizelos à la presse. Antonis Samaras sera investi dans ses fonctions de chef du gouvernement dès ce mercredi, à l'issue de son entrevue avec le chef de l'Etat, a annoncé la présidence. Vassilis Rapanos, président de la Banque nationale grecque, est donné au poste de ministre des Finances.

Avec 129 des 300 sièges du Parlement monocaméral, les conservateurs de ND devaient s'allier avec les socialistes également pro-austérité du PASOK, arrivés troisièmes avec 33 députés, ainsi peut-être qu'avec la petite formation de la Gauche démocratique (17 élus), opposée aux coupes budgétaires mais disposée à faire le nécessaire pour permettre la composition d'un gouvernement fort.

Un gouvernement fort pour la "grande bataille"

Car l'ambition de ce nouveau gouvernement est de taille. Il lui faudra en effet affronter l'UE et le FMI pour réviser le plan de rigueur imposé à la Grèce. Rendez-vous est déjà pris au sommet européen des 28 et 29 juin : "à Bruxelles, nous allons livrer la grande bataille pour la révision de l'accord de prêt et élaborer un cadre qui permette d'assurer la relance et lutter contre le chômage, le grand problème du pays", a annoncé Evangelos Venizelos.

Par Caroline Caldier
1
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Constantin Skoutarides (anonyme),
Je commente plustôt l'information diffusée à la radio le matin du 21 juin vers 08h20 sur votre antenne. Sur fond d'extrait de la partie réligieuse de la ceremonie d'investiture du nouveau 1er ministre grèc votre commentatrice commence par informer les auditeurs "qu'en Grèce il n'y a pas de séparation entre église et état et que le nouveau 1er ministre est installé en présence d'un Archevèque Orthodoxe". Des mots prononcés présque comme des accusations et des insultes qui interpellent les Grècs d'autant plus qu'il s'agit de clichés chers au monde journalistique Français mais exagrérés et inexacts. L'eglise ne gouverne pas et ne participe pas au gouvernement en Grèce, même si les membres du clérgé ont les mêmes droits que tous les citoyens laïques et peuvent parfois se présenter aux éléctions et être élus comme les laïques. La constitution Grècque stipule bien que l'église ne gouverne pas. Quant à la Laïcité elle existe en Grèce comme dans de nombreux autres pays du monde. Simplement, nous n'avons pas en Grèce la conception INTEGRISTE, FANATIQUE et EXTREMISTE de la laïcité telle qu'elle est comprise et pratiquée en France. Notre histoire n'est pas l'histoire Française, la rélation de notre démocratie avec l'église, la réligion et le clérgé n'est pas la même que celle que vous avez en France. Il faut cesser de vous comporter comme si seule la conception Française de ces choses était juste, correcte et applicable partout sur ce globe. Vous me direz que la liberté d'expression et de la presse autorise vos journalistes de présenter les choses comme ils le souhaitent. Certes, ils ne sont cependant pas dispensés de l'obligation de dire LA VERITE aux auditeurs et de rester objectifs.
aller directement au contenu