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Le rideau se lève à l'Est

le Vendredi 8 Juin 2012 à 07:22
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Le coup d'envoi de l'Euro 2012, entre sport et politique, l'occasion pour la Grèce d'un retour en arrière vers 2004, l'année de tous les succès, qui paraît bien loin dans la Grèce à la dérive de 2012.

Presse © Radio France - Jean-Christophe Martin

 

L'événement du jour pour les supporters de foot, c'est le coup d'envoi de l'Euro...

Ce soir le rideau se lève à l'Est : après bien des retards et des soucis, la Pologne et l'Ukraine lèvent donc enfin ce soir le rideau de cet Euro 2012 en espérant que rien ne viendra troubler l'organisation d'un tournoi au casting de rêve, entre l'Espagne rêvant d'un triplé inédit dans des grandes compétitions - trois victoires d'affilée - et une Allemagne à l'aura de champion, c'est ainsi que leparisien.fr présente l'événement.

Il y a le sport, mais le site du Parisien rappelle qu'avec l'affaire Timochenko, l'Euro 2012 sera aussi l'un des plus politiques de l'histoire, un paramètre qui risque de parasiter la dimension purement sportive et festive. Timochenko, pour Jacques Camus dans la République du Centre, c'est un nom qui sonne comme celui d'un avant-centre ukrainien. Mais Timochenko ne sera pas sur le terrain, Ioulia Timochenko, c'est donc l'ancien Premier ministre victime d'un procès digne d'une purge stalinienne.

Francis Brochet rappelle de son côté dans le Progrès que l'Euro de foot a deux faces, l'une plutôt sombre, mêlant répression policière, hooligans en folie, prostituées offertes aux supporteurs et partout de l'argent pour tout acheter ou presque... Et une autre face lumineuse faite d'exploits et d'esprit sportifs - en tout cas on l'espère. Il faut dit-il accepter les deux faces, comme on doit bien accepter les deux faces de l'autre euro, l'euro du porte-monnaie, ce vieux rêve européen qui menace de virer au cauchemar.

Impossible de l'oublier avec la présence des Grecs ce soir pour le match d'ouverture, avec la présence de ces Anglais qui boudent l'euro - la monnaie - mais qui seront les premiers adversaires de la France dans l'Euro de foot, et avec un souhait, celui de retrouver le couple franco-allemand pour une revanche toujours recommencée car qu'est-ce que l'Europe conclut Francis Brochet dans le Progrès, qu'est-ce que l'Europe, celle du foot ou celle de la monnaie, sinon une compétition féroce juste adoucie par quelques règles.

Et pour la Grèce, cet Euro 2012 est aussi l'occasion d'un retour en arrière...

Et il est curieux et sans doute douloureux pour les Grecs qui jouent le match d'ouverture ce soir face à la Pologne de se souvenir d'un autre Euro. C'était en 2004, c'est Didier Braun dans l'Equipe qui nous le rappelle, 2004 qui a été une grande année en Grèce : un taux de croissance record de près de 5 pour cent, une vitrine sportive mondiale avec l'organisation des Jeux Olympiques à Athènes, et en football, la suprise du siècle, la Grèce championne d'Europe.

Curieux écrit l'Equipe de relire l'aventure de l'Euro 2004 avec les yeux de l'Europe de 2012. On saluait à l'époque l'esprit rigoureux et solidaire de l'équipe grecque. A l'époque, son héros et celui de toute la Grèce était Otto Rehhagel, son entraîneur venu d'Allemagne.

Huit ans après, dans une Grèce à la dérive, l'Allemagne et son orthodoxie budgétaire font figure d'épouvantail. La sortie de l'Euro, pas question d'y penser pour les Grecs en tout cas sur le terrain du football.

Mais la sortie de l'Euro, la question se règlera peut-être d'ailleurs dans un Grèce-Allemagne qui serait un clin d'oeil à l'autre match de l'autre euro, encore un Grèce-Allemagne mais pour un match monétaire et financier.

La presse à la Une

La presse à la Une du 08/06/12 avec Olivier Royant de Paris Match  
 

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