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La Grèce (encore) à l'arrêt

le Mercredi 26 Septembre 2012 à 11:00 mis à jour à 14:00
Par Guillaume Gaven

Tout le pays vit au ralenti ce mercredi, pour cette troisième journée de grève générale depuis le début de l'année - la première pour le nouveau gouvernement conservateur. Des milliers de personnes ont manifesté pour dénoncer le nouveau train de restrictions imposées par les créanciers de la Grèce.

"SOS - Sauvez le pays, mais par-dessus tout son peuple" : le message affiché sur les affiches des deux principaux syndicats, Gsee pour le privé, et Adedy pour le public, est sans ambigüité.

A bout de patience, les Grecs ? Cela fait cinq ans que le pays est en récession. Les observateurs estiment que la patience des Grecs est en train de s'épuiser. Un sondage réalisé la semaine dernière montre que 90% des Grecs estiment que les coupes budgétaires sont injustes, et qu'elles pèsent avant tout sur les pauvres.

Salaires, retraites, prestations sociales revues à la baisse

Mercredi, les commerces, les administrations, sont fermés. Le métro a été fermé tôt dans la matinée, les aiguilleurs du ciel, les marins, doivent cesser le travail. C'est la troisième journée de grève générale dans le pays depuis le début de l'année - mais la première pour le nouveau gouvernement conservateur d'Antonis Samaras, arrivé au pouvoir en juin.

Les syndicats dénoncent les économies budgétaires supplémentaires, imposées par les financiers du pays (UE, BCE, FMI, la troïka) : 12 milliards à économiser au cours des deux prochaines années, pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide. Ces économies vont se traduire par des réductions de salaires, des retraites et des prestations sociales.

Deux manifestations, réunissant quelque 50.000 personnes, ont eu lieu dans le centre d'Athènes, sous haute surveillance policière : celle des syndicats, et celle du parti communiste qui fait cavalier seul. Des affrontements ont rapidement éclaté entre jeunes cagoulés et forces de l'ordre - cocktails Molotov contre grenades lacrymogènes.

Par Guillaume Gaven
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Tout ses problème vienne du système bancaire mondiale, renseigné vous un peu sur le fonctionnement des banques et des crédit, vous comprendrez de suite que tout sa est du vent. Les banques escroquent les peuples et les gouvernements. Notre système financier fonctionne uniquement avec une croissance continue, et chaque personne lucide c'est que se n'es plus possible, nos ressources sont limitées. Il y a une seul solution, démolir tout le système bancaire, pour créer un système axé sur la stabilité et pas sur la croissance. Avec le système actuel, d'autre pays se retrouveront dans la situation de la Grèce, et la France ne sera certainement pas épargné. On va droit dans le mur, et sa risque d'arrivée très rapidement, le prochain crash boursier est a nos portes, et il sera pire que 2008.
Avatar de anonyme
Comme notre gouvernement ne fait absolument rien pour rendre nos entreprises concurrentielles, s'adapter à ce qui se passe dans le monde, nous voyons ici la France dans 5 ans. Quand je pense aux 52% de français qui ont cru notre pathétique "moi président..." c'est désespérant. 3 millions de chômeurs aujourd'hui...
Avatar de anonyme
eric (anonyme) @ BOUHHHH (anonyme),
tout bord politique mis à part, je trouve cela un peu facile de rendre le gouvernement de gauche actuel, responsable de tout, alors qu'il n'est au pouvoir que depuis quelques mois; d'autant plus que la droite à été au pouvoir 10 ans...et n'a rien fait pour rendre concurentielles nos entreprises (si, en les laissant délocaliser (Renault)) ni pour s'adapter à ce qu'il se passait dans le monde...
Avatar de anonyme
Effectivement les mesures de restrictions budgétaies doivent être difficilement supportables surtout pour ceux qui n'ont jamais eu l'habitude de payer leus impôts ou taxes dverses!
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