La Grèce réclame plus de temps pour mettre en place les réformes

par Céline Asselot mercredi 22 août 2012 07:27, mis à jour le mercredi 22 août 2012 à 10h13
John Kolesidis Reuters

"Nous voulons un peu d'air" pour "remettre l'économie en route". A la veille d'un déplacement à Berlin puis à Paris, le Premier ministre grec plaide une nouvelle fois pour un assouplissement du calendrier de réformes consenti par Athènes. Dans une interview au quotidien allemand Bild, Antonis Samaras rappelle que son pays a déjà fait beaucoup de sacrifices.

Le choix du quotidien allemand Bild ne doit rien au hasard. Antonis Samaras sait qu'Angela Merkel sera la plus difficile à convaincre. Pas question, a assuré à plusieurs reprises la chancelière allemande, de renégocier le plan d'aide accordé à la Grèce.

En échange du versement de 130 milliards d'euros, Athènes s'est engagée à réaliser 11,5 milliards d'euros d'économies à travers des coupes
budgétaires drastiques et des réformes structurelles. Objectif : parvenir à l'équilibre des comptes publics en 2014.

La Grèce réclame un sursis de deux ans

Mais ce délai est trop court, selon le Premier ministre grec qui a décidé de plaider une nouvelle fois sa cause à la veille d'un déplacement à Berlin : "Tout ce que nous voulons, c'est un peu d'air pour respirer, pour remettre l'économie en route et accroître les revenus de l'Etat" assure-t-il au Bild. "Que les choses soient claires : nous ne demandons pas d'argent supplémentaire", mais un sursis de deux ans pour respecter ses engagements. Antonis Samaras assure que la Grèce doit d'abord "relancer la croissance" avant de mettre en place les réformes.

Il devra convaincre le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, qui vient lui rendre visite en Grèce ce mercredi. Antonis Samaras rencontrera ensuite Angela Merkel vendredi à Berlin, puis François Hollande à l'Elysée samedi.

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker en visite à Athènes - précisions de Mireille Lemaresquier