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Etude sur les OGM : 40 chercheurs crient au coup médiatique

le Mardi 2 Octobre 2012 à 17:30
Par Rédaction de France Info

Gilles-Eric Séralini, l'auteur de l'étude par laquelle le "coup médiatique" est arrivé © Reuters - Yves Herman

Dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Marianne, 40 chercheurs, issus de l'Inra, du CNRS et de l'Inserm, les trois organismes publics qui réalisent études et expérimentations sur les OGM, estiment que l'étude de Gilles-Eric Séralini, qui tend à démontrer la toxicité des OGM, "doit être considérée plus comme un coup médiatique que comme une révélation de résultats scientifiques".

On savait le sujet des OGM extrêmement sensible, mais l'étude du professeur Gilles-Eric Séralini n'en finit plus de produire des remous. Rendue publique voici deux semaines, elle vise à démontrer la toxicité des OGM. Plus précisément, elle met en cause l'innocuité à long terme du maïs transgénique NK603 de Monsanto.

Mais cette étude est vivement critiquée. Gilles-Eric Séralini a bien tenté de désamorcer la polémique, en proposant de mettre à disposition du public les données brutes qui ont alimenté son étude. Mais ça n'a pas suffi à calmer la grogne.

"Un coup médiatique"

40 chercheurs, issus de l'Inra, du CNRS et de l'Inserm, publient mardi une tribune dans Marianne. "Cette étude doit être considérée plus comme un coup médiatique que comme une révélation de résultats scientifiques", écrivent-ils. 

Et de rappeler leurs principales critiques à l'égard de l'étude : "petite taille des effectifs par lot qui ne permet pas de tirer des conclusions statistiques sérieuses", "manque de précisions sur la composition de la nourriture donnée au rats", "lignée de rats qui développent spontanément des tumeurs"...

La conclusion est sans appel : pourquoi les pouvoirs publics, "pourtant habitués à faire du zèle dans ce domaine", n'ont-il pas instauré un moratoire immédiat ?

Ces 40 chercheurs ne sont pas les seuls à réclamer un étude un peu plus poussée. Une partie d'entre eux a d'ailleurs signé une pétition sur le site du CNRS. Signée par 140 chercheurs, elle appelle à "un débat raisonné sur les OGM (...) C'est de ce débat dont nous avons besoin, pas d'une opposition stérile, souvent idéologique, et volontairement stigmatisante".

Par Rédaction de France Info
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Vos réactions sur cette info
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Phil74 (anonyme),
Non mais c'est vrai. Ils ont raison ces chercheurs. Vous imaginez, chercher dans une direction qui pourrait certifier que la nature s'en sort très bien toute seule. Franchement, manger des légumes ou des fruits qui ont le goût de légumes et de fruits, c'est bon pour les vieux; et ces tomates qui n'auraient pas la même taille, comment on ferait pour les ranger dans les cagettes des supermarchés de la malbouffe. Et puis, tout va bien les cancers augmentent, les allergies augmentent, c'est super, ça va donner du travail aux médecins, aux laboratoires, aux pharmaciens et ... aux chercheurs. Ah au fait vous connaissez Kokopelli ? Ils vendent des graines naturelles qui donnent des légumes naturels avec un goût naturel mais qui viennent de perdre un procès et qui les met hors-la-loi. Vous savez pourquoi ? Parce que les graines sont naturelles et qu'en plus on peut LES RESEMER ! Je me demande bien qui est derrière tout ça ?
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gerard (anonyme),
parmi ces 40 chercheurs, on veut voir la liste de ceux qui ne travaillent pas dans un labo financé par l'industrie agroalimentaire ni par les agences d'état (dont la plupart des experts ont des intérêts avec l'industrie). Et quand l'INRA montrera son indépendance et son objectivité concernant les OGM, les poules auront des dents.
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Gérard @ gerard (anonyme),
Il y a 1/2 siècle, le capitalisme a obligé les chercheurs à rentrer dans le système marchand, à être intéressés, et "productifs". La part des subventions de l'état est devenue parfaitement marginale dans le fonctionnement des labos. Les chercheurs et les labos fonctionnent donc avec des contrats industriels, directement, ou par l'entremise de programmes de recherche nationaux ou européens, pour lesquels il faut quasiment obligatoirement l'appui d'industriels. Les "experts" viennent des plus gros labos. Ce sont les mêmes qui examinent les articles avant leur publication dans les revues scientifiques (lesquelles sont essentiellement anglo-saxonnes). Le concept de Science indépendante et objective ne sert plus qu'à enfumer le populo : les espaces qui échapperaient au contrôle par les multinationales sont en voie disparition, tout comme les chercheurs indépendants. Nous sommes dans le "Meilleur des Mondes". OGM, bien sûr.
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diaz (anonyme) @ gerard (anonyme),
Vous en connaissez vous des labos qui ne sont pas financés par quelqu'un ou quelques organismes que ce soit? Citez moi des organismes complètement NEUTRES de toute influence ou pression privée ou idéologique...Ou trouvent-ils l'argent pour financer leurs matériels et leurs salariés? Je préfère me référer , non sans un esprit critique, à des organismes financés par l'Etat car sa mission première est l'intérêt public. Naïveté? Une certaine dose peut être ! Rappelons quand même que ces organismes d'Etat agissent sous le contrôle du PARLEMENT. A moins d'être un convaincu du "tous pourris" on peut y accorder une certaine confiance . Confiance certainement plus grande dans l'INSERM et le CNRS que dans un petit groupe de scientifiques dont on découvre le militantisme dans les mouvements écologistes... On est en droit de se poser la question au sujet de ces gens tout autant que de ceux qui travaillent pour des labos industriels. Leur IDEOLOGIE n'a- t- elle pas influée sur le résultat de leurs études? Rappelons quand même que l'écologie est une SCIENCE et que les mouvements écologiques sont des mouvements politiques et/ou idéologiques (écologie politique) ... L'objet de la science est d'INFORMER (au sens large) les hommes...L'objet d'un parti politique ou d'une idéologie voire d'une religion est d'obtenir ADHESION des hommes pour faire des choix politiques et/ou avoir des comportements...