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Des meubles plus chers mais mieux recyclés

le Mercredi 1 Mai 2013 à 05:00
Par Anne-Laure Barral

Les chaises d'une entreprise d'informatique prêtes au recyclage © Radio France - Anne-Laure Barral

A partir du 1er mai, la contribution écologique du mobilier va s'afficher en magasin : 20 centimes pour une chaise, 18 euros pour une armoire, et jusqu'à 200 euros pour un coffre fort. L'idée est de lancer une filière de collecte et de recyclage de nos meubles. Chaque année, nous laissons deux millions de tonnes de déchets d'ameublement dans nos décharges alors que l'on pourrait encore en faire quelque chose.

Au centre de tri de Vert-le-Grand dans l'Essonne, deux déménageurs vident un camion rempli de chaises. 400 fauteuils d'une entreprise d'informatique parisienne, parfois peu usés, qui font pourtant route vers la poubelle. "C'est un peu du gâchis alors qu'il y a de la mousse, du plastique et de la ferraille que l'on peut récupérer", explique Denis Mazoder, chargé de mission sur le centre de déchets.

Après avoir été broyés, les meubles passent par des tapis roulants et différentes machines de tri automatisé. Des aimants attirent les aciers, des souffleuses attrapent les papiers et les plastiques. Au final, l'usine Semaval, qui récupère 70.000 tonnes de déchets d'entreprises et de collectivités de la région Ile de France, arrive à en valoriser 40%.

Faciliter encore plus la collecte

Les plastiques vont servir à faire du textile ou des équipements automobiles. Les bois des panneaux et l'acier seront éventuellement recyclés en chaises. "Pour les bois qui sont trop imbibés d'adjuvants chimiques, ou les trop gros déchets, pour l'instant nous n'avons pas de filière de recyclage. Ils partent donc en décharge", explique Marc Rajade, le patron du groupe Semardel, qui gère le centre de Vert-le-Grand.

Pour Valdélia, l'éco-organisme chargé des déchets d'ameublement professionnel, il faut transformer encore plus de matière. "Il faut aussi faciliter la collecte. Nous avons 40 points d'apport volontaire mais nous voudrions en créer 400 d'ici 2017, soit un tous les 40 kms", explique Arnaud Humbert Droz le directeur général.

Potentielle création d'emplois

Eco-mobilier, l'organisme écologique qui se charge des meubles des particuliers, doit aussi monter en puissance. Il va installer une benne dans les 4.500 déchetteries publiques. "Même si certains distributeurs le font, il n'y a pas d'obligation pour les magasins de vous reprendre votre ancien lit lorsque vous en achetez un nouveau"", explique Dominique Mignon, la directrice générale d'Eco mobilier.

Ces deux organismes ont aussi passé des partenariats avec Emmaüs et Envie pour augmenter le taux de réemploi des meubles en bon état. L'objectif est aussi de donner du travail à ces associations et de créer une filière industrielle du recyclage des meubles. Par exemple, il n'y a qu'un site en France qui démonte et recycle les matelas et la literie, alors que le gisement permettrait de créer près de mille emplois.

Le recyclage des meubles au centre de tri de Vert-le-Grand (Essonne), le reportage d'Anne-Laure Barral  

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Par Anne-Laure Barral
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Damien (anonyme),
C'est toujours le consommateur final qui paye le tout... Taxes, TVA, impôts sur les sociétés...
Avatar de anonyme
GABERT Gérard (anonyme),
Bonjour , C'est une très bonne chose , mais quand la facture provient d'un fournisseur européen .... Qui va payer la taxe .... ?
Avatar de anonyme
weber (anonyme) @ GABERT Gérard (anonyme),
Le Consommateur! le metteur en marché(Importateur et ou distributeur)sera tenu de lui facturer l'eco contribution sur la même base tarifaire qu'un produit fabriqué en France.
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