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Vingt ans de déclin des abeilles

le Samedi 16 Juin 2012 à 06:22
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Depuis 20 ans, les abeilles sont victimes du syndrome d'effondrement des colonies. Dans certaines régions du monde, le taux de mortalité des abeilles atteint 80 %. Les apiculteurs découvrent des tas d'abeilles mortes devant les ruche.

Un apiculteur inspecte l'une de ses ruches, en pleine forme © Fotolia.com

Aujourd'hui, la communauté scientifique est assez unanime pour expliquer les causes de cette surmortalité des abeilles : la destruction des habitats avec la monoculture, les prédateurs comme le frelon asiatique, les maladies, mais aussi les produits phytosanitaires.

Pour les apiculteurs, 20 ans après le début du fléau, il est temps d'agir. Quitte à revoir certaines pratiques agricoles. D'autant que les abeilles rendent un énorme service à l'homme : elles polinisent nos arbres fruitiers, nos tomates, nos courgettes, nos cultures oléagineuses. Elles nous procurent 35% de notre alimentation. Les chercheurs de l'Inra ont chiffré à 153 milliards d'euros par an les services rendus par les abeilles à l'agriculture mondiale.

Depuis 2005, l'Union nationale de l'apiculture française a lancé l'opération "Abeille, sentinelle de l'environnement" pour protéger les insectes pollinisateurs mais aussi leur récolte de miel en chute libre.

Depuis, des centaines d'entreprises et de collectivités ont installé des ruches ou planté des parterres de fleurs mellifères pour maintenir en vie les abeilles.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Ludvig (anonyme),
Quel article "approximatif". les abeilles sont des "mouches" ll en existe des tas de familles, et installées en ville elle vivent trés bien ( malgré l'air pollué). Les raisons de taux élevés de mortalité est lié à des tas de facteurs, dont les pesticides, et les polluants diverses. Je vous invite à visiter le Rucher du Parc Georges Brassens à Paris.. là de vrais passionnés vous parleront de ces drôles de mouches à miel. NB: Ce sont les bourdons en effet qui "attaquent" les ouvriéres mais si l'état finançait la destruction des nids cela se résoudrait comme on endigue une epidemie. Le probléme est POLITIQUE.
Avatar de anonyme
Certaines personnes sont conscientes de ce phénomène et c'est la raison pour laquelle l'association Jeune Chambre Economique de Saint Brieuc a décidé de soutenir le projet BeeWatch. Un site destiné à sensibiliser les plus jeunes à l'environnement par l'observation des abeilles justement. L'idée est de mettre en place des parrainages entre apiculteurs locaux et écoles de primaire afin de créer un lien intergénérationnel et d'offrir aux enfants une découverte grandeur nature des abeilles. Un site internet est en cours de développement et constituera une interface entre apiculteurs et professeurs des écoles. Les enfants pourront observer les abeilles en continu grâce à une caméra qui filmera une ruche en continu. Si ce projet vous intéresse, votre aide est bienvenue. Jeune Chambre Economique de Saint Brieuc.
Avatar de anonyme
Cecilio (anonyme),
Bonjour, autant votre reportage est d'une qualité rare autant votre écrit ne s'inscrit pas dans ce qui a été dit dans vos interviews. Aussi permettez moi de me mettre en rogne quelque peu. Certes les actions ruches en ville et "abeilles sentinelles", ainsi que les fleurs semées ici et là sont des actions louables. Mais sachez que si elles "sauvent" les abeilles, cela se passe surtout dans les journaux et dans la bonne conscience des acteurs de ces opérations, encore que... il y a derrière ce vacarme médiatique des histoires de gros sous la plupart du temps. L'abeille est surtout devenu, à défaut d'être "sauvée", l'otage d'un greewashing qui me devient chaque jour plus intolérable. Ces quelques ruches que l'on place allègrement sur les toits de lieux dits symboliques, de la société "Orange" à diverses communes et autre Conseil Général, n'ont aucun impact sur leur survie, aucun! Si l'abeille est encore "miraculeusement" présente, car oui on en est là, ce sont les apiculteurs professionnels qu'il faut remercier. Ce sont eux qui tiennent à bout de bras cette fameuse "survie" ainsi que leur profession. Ce sont eux qui couvrent le territoire rural par leur activité. Il est plus que grand temps de mettre les pendules à l'heure à ce sujet. Mon conseil : contactez http://www.itsap.asso.fr/ pour approfondir cette question, le monde apicole vous en sera reconnaissant, croyez moi. En vous remerciant pour votre attention.
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