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Pour un nucléaire plus sûr et plus propre

le Vendredi 9 Mars 2012 à 07:15
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Depuis 2001, les professionnels du nucléaire du monde entier ont lancé des études pour une nouvelle génération de réacteur nucléaire. Le but : avoir de meilleur rendement, moins besoin de matière première et produire moins de déchets. L’enjeu est aussi de rendre la réaction nucléaire plus sûre.

La physicienne, Elsa Merle-Lucotte, du CNRS de Grenoble devant une vitrine où sont moulés les sels du futur réacteur © Radio France - Anne-Laure Barral

Parmi les multiples recherches menées en France, celle de l’équipe du laboratoire subatomique et de cosmologie du CNRS de Grenoble est prometteuse. L’équipe d’une quinzaine de chercheurs travaille sur un réacteur au thorium et sels fondus.

Avec le thorium, un minerai issu des terres rares et les sels ils obtiennent un combustible liquide qui pourrait même s’adapter à nos réacteurs actuels. Il présente tout un tas de qualités pour entrer dans le cahier des charges des unités de 4ème génération.

Même s’il s’agit d’une recherche académique, elle a besoin de financement et donc de partenaire industriel. Or la catastrophe de Fukushima et la sortie du nucléaire envisagée par plusieurs pays inquiètent ces chercheurs.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Kirsti Heikkila (anonyme),
Les centrales à thorium sont d'un point de vue économique et écologique notre solution énergétique. Mais pour cela il faut informer la population, laisser de côté tout dogmatisme provenant des purs et durs pro-nucléaires conventionnels ou des verts trop rouges. L'énergie du thorium sera. La question est de savoir si les Européens veulent être les derniers...ou pas. Lisez "L'Atome Vert" de Jean-Christophe de Mestral aux éditions Favre, Amazon.fr
Avatar de anonyme
Il y a quand même un parti-pris extraordinaire ici. La leçon des filières surgénérateurs (Génération IV) comme le désastre financier de Superphénix (11 milliards d'euros de perte, pour l'instant) n'a pas été apprise par nos chers nucléocrates des Mines et de l'X. Les réactions nucléaires qui sont présentées ici visent à transmuter du thorium-232 (naturel) par l'ajout de neutrons, pour obtenir de l'uranium-233, qui n'existe pas dans la nature. L'Uranium-233 est fissile; sur le papier c'est génial : 100% du Thorium-232, très abondant, peut être converti en U-233; l'uranium naturel (en voie d'épuisement d'ici à 2030) ne contient que 0.7% d'Uranium-235, le seul noyau naturellement fissile, qu'il faut en plus enrichir de manière très coûteuse. Seulement voilà, les déchets nucléaires que cette "filière au thorium" va produire, ils vont contenir des déchets encore plus ingérables que les actuels. Dans l'article, ils sont dits "à vie courte", mais il y en aura aussi "à vie longue". L'irradiation du Thorium-232 conduit à produire du Thorium-233 fissile, objectif principal ...mais aussi (inévitablement) de l'Uranium-233. Lequel n'est pas stable (euphémisme !) il se transmute en Protactinium-233, qui lui-même produit de l'Uranium-232. C'est le pire de tous, il est incroyablement toxique, et se dégrade très vite pour créer d'autres éléments puissamment émetteurs en gamma : il faudra manipuler les combustibles usés et neufs dans un bunker avec des murs de béton de 10 à 15 mètres d'épais, et par voie robotique, et faire les réparations par robotique toujours, un no-man-land perpétuel et indémontable... Les déchets seront intransportables, même pas voie ferroviaire. Ils resteront extrêmement chauds, rayonnants et toxiques, pendant 700 à 1000 ans, après quoi ils seront "inoffensifs"; mais il faut quand même patienter 1000 ans, pardon du peu... Et cela "tient" si on les sépare des déchets à vie longue (genre Technétium-99, demi-vie de 211 000 ans, une paille) et pour ça même la Hague n'est pas prévue pour, il faudrait une deuxième usine, avec des rejets inévitables... de la folie furieuse. L'actuel Plutonium-239 (MOX) requiert 24390 ans pour perdre la moitié de sa radioactivité, l'U-235 en demande 708 millions d'années. L'Iode-129 de Tchernobyl et de Fukushima, c'est 15,9 millions d'années; l'Iode-131, 8 jours "seulement". Voilà le "progrès" que cette filière mortifère et sans issue propose. Elle est sans issue, car le combustible liquide doit monter à une température de plus de 500°C, et cela (en plus du bombardement neutronique intense) affaiblit les métaux par "fluage" : ils gonflent comme une baudruche, sous l'effet de la pression et de la température, les métaux se ramollissant. Les neutrons fragilisent la matière, c'est notamment le problème principal des cuves de Fessenheim et tout les autres réacteurs "sur la fin de vie" : l'acier perd tout comportement sécuritaire, pour finir par se briser sans préavis à la moindre anicroche : c'est la "transition ductile/fragile". Rassurant. Et nous, on doit aussi dépenser 15 milliards d'euros pour permettre à quelques-uns de faire mumuse sur un proto, ITER ! Renseignez-vous sur l'usine à plasma appelée JET : Joint European Torus, ses performances, son coût, sa maintenance : 2 ans de travaux pour réparer les dégâts d'une expérience de 90 secondes, à 100 millions de degrés. Pendant ce temps, les Espagnols maîtrisent la fusion thermonucléaire ...en recueillant la lumière du soleil dans des miroirs paraboliques, la source d'énergie doit durer encore 4 milliards d'années, le stockage en sels fondus à 400°C leur apportent 50 MWélectriques par usine solaire du type ANDASOL, et de jour comme de nuit ! Les Espagnols peuvent se servir des 200 autres MWthermiques produits, pour faire du chauffage collectif ou des cultures agricoles. Sans CO2 ni déchets aucun. Qui dit mieux ?
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Diaz (anonyme) @ René (anonyme),
Vos remarques c'est un peu comme si on reprochait à la recherche médicale de dépenser des crédits sur la cellule et les gènes et de négliger la médecine par les plantes. De votre long développement j'en retiens surtout votre mépris pour les scientifiques qui font" joujou avec ITER." Un lien sur un site pédagogique avec au moins quelques schémas eut été plus profitable que cet écrasante plaidoirie pleine de savoirs... D'autant plus que ce Forum ne permet pas d'écrire le français pas plus que l'espagnol...La mise en forme et les paragraphes il ne sait pas faire!
Avatar de anonyme
DONAT Alain (anonyme),
Cette étude est intéressante pour deux raisons. 1- le thorium est beaucoup plus répandu que l'uranium et particulièrement dans la monazite. 2- la monazite, en plus du thorium, contient des terres rares dont les industries de pointe ont un besoin vital. Plus vite les réacteurs basés sur l'utilisation du Th seront au point, plus vite le quasi monopole de la Chine sur les terres rares s'estompera.
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