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Changement climatique : de plus en plus de pluie ?

le Dimanche 8 juillet 2012 à 16:50
Par Pierre Breteau

En Île-de-France, juin 2012 a été le mois le plus pluvieux depuis 1959. © Michal Kolodziejczyk

En moyenne, les précipitations du mois de juin en France sont en hausse d'environ 20 % par rapport à la normale. Ainsi en Île-de-France, le mois passé a été le plus humide depuis 1959, et cela ne devrait pas s'améliorer.

Double ration de pluie pour l'Île-de-France au mois de juin — record depuis 53 ans — et températures exceptionnellement faibles : les Français n'en finissent plus de se plaindre de ce début d'été 2012. Cette croissance des précipitations de 20 % en moyenne sur tout le territoire cache en fait quelques inégalités. Selon Météo France la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur a été trop peu soumise aux pluies le mois dernier (entre 15 % et 40 % de déficit).

De plus en plus de pluie dans les régions tempérées

Entre les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et ceux de Météo France, la tendance est à une hausse des précipitations dans les régions tempérées. Ce qui ressort pour le cas de la France, c'est que les périodes pluvieuses ont tendance à se répartir sur l'année. Comme vous pouvez l'observer par la fenêtre, les régions du nord vont aller en devenant de plus en plus humides, là où celles du sud connaitront de forts déficits.

Juin 2012 comparé à la normale (1981-2010), en bleu les zones très arrosées. © Météo France

En revanche, au niveau mondial — et toujours selon le GIEC — les précipitations devraient être en hausse de 5 % à 8 % d'ici à 2100, mais elles cachent surtout de grosses disparités. Ainsi les régions tempérées devraient être arrosées largement là où les zones subtropicales vont avoir droit à des précipitations en chute libre.

Les différents groupes de travail sur ces questions restent néanmoins prudents, ils précisent qu'il est plus difficile de prévoir la pluviométrie que l'évolution des températures.

Le dérèglement climatique en marche

Là où les experts sont inquiets, c'est à propos des "épisodes exceptionnels". Parmi ces "épisodes", ils classent les canicules (comme celle de 2003), les crues ou les tempêtes, de plus en plus fréquentes depuis le début de XXIe siècle.

Dans son précédent rapport de 2001, le GIEC tirait déjà la sonnette d'alarme, selon lui ces tempêtes exceptionnelles ont toutes les chances d'augmenter dans le siècle à venir. Il explique cette évolution simplement par la plus grande quantité de vapeur d'eau stockée dans l'atmosphère, qui favorise "les fortes dépressions".

Par Pierre Breteau
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
achilleparmentier, c'est quoi "le lot d'avertissement que nous donne la nature de puis 30 ans". Avant, il n'y avait pas d'avertissement ? Et "ils ressemblent de plus en plus à ceux qui s'acharnent à croire qu'on est seuls dans l'univers". Quel rapport avec le climat ? qu'est-ce qui permet de trancher dans un sens ou dans un autre ?
Avatar de anonyme
scaletrans (anonyme),
Il faudrait éviter de s'ériger en scientifique lorsqu'on est qu'un amateur (j'en suis un moi-même). Les oscillations climatiques suivent des périodes décennales, centenaires ou millénaires, et ce n'est pas parce que l'on croit déceler une augmentation des évènements extrêmes sur une dizaine d'années qu'on peut en déduire quoi que ce soit. La présentation anxiogène des précipitations exceptionnelles que connaît l'Europe du Nord n'apporte rien au débat: il s'agit d'observations limitées dans le temps qui ne permettent que de conclure à notre ignorance. Une personne mentionne plus haut le phénomène d'agglutination d'AMP, phénomène découvert par un grand climatologue Français malheureusement disparu trop tôt, Marcel Leroux, et que Météo France veut superbement ignorer. Pourtant, l'étude de leur trajectoire et de leur puissance (liée au gradient de pression) aiderait grandement à la compréhension et à la prévision, au lieu de se cantonner dans des itérations à base de Navier Stokes sur les ordinateurs les plus puissants du monde.
Avatar de jipebe29
jipebe29 @ scaletrans (anonyme),
@scaletrans (en complément à votre commentaire) Météo France montre son dogmatisme climatique: en effet leur importante campagne de mesures Fastex sur l'Atlantique Nord a montré que le déclencheur de perturbations est situé en basses couches de la troposphère, et n'est en aucun cas un jet-stream: c'est donc, un AMP (anticyclone mobile polaire), mais Météo-France, dans son rapport final sur FASTEX, n'a jamais utilisé la locution AMP. En effet, comment accepter qu'une petite équipe, sans téraflops, sans supercalculateurs, sans modèles numériques, ait pu élaborer un modèle cohérent d'échange dynamique d'air et d'énergie, validé par une vaste campagne de mesures (et l'analyse des images satellitaires)? Non, il faut faire taire l'hérétique, décréter urbi et orbi, sans preuves, que son modèle est faux, affirmer que l'on détient la seule Vérité, et ainsi l'on peut continuer à demander toujours plus de subventions pour toujours plus de moyens... toujours aussi inefficaces....aux frais des contribuables....
Avatar de anonyme
jipebe29 (anonyme),
Il faudrait arrêter de nous sortir n'importe quoi en accusant toujours le réchauffement climatique. Car, depuis 1999, T globale est stable, donc tous les événements climatiques de ce début de siècle ne peuvent en aucun cas être attribués à un réchauffement. Il s'agit de phénomènes météorologiques récurrents, que l'on a un peu trop tendance à oublier, et nous faire croire qu'ils sont exceptionnels n'est pas honnête. En outre, le GIEC ne dispose d'aucun modèle synoptique pour les échanges dynamiques d'air et d'énergie, et donc ne sait pas expliquer, par exemple, les canicules. Ainsi, celle de l'été dernier en Russie a eu pour cause une agglutination d'anticyclones mobiles polaires (la Nasa a admis que ce fut UN anticyclone qui est resté stable, alors que cela n'est pas possible, compte tenu de la force de Coriolis).
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