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Dominique Wolton : "Les journalistes doivent réinventer leur métier"

le Jeudi 23 Janvier 2014 à 09:40
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Dominique Wolton, directeur de l'Institut des sciences de la communication du CNRS et directeur et fondateur de la revue Hermès. Le sociologue privilégie, dans ses travaux, une approche humaine et politique.

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Pour Dominique Wolton, les journalistes doivent réinventer leur métier. © FranceInfo

Dominique Wolton plaide pour des médias généralistes de qualité et considère la télévision comme vecteur de cohésion sociale et condition de la démocratie de masse.

Ce "septique actif" comme il se définit lui-même, rappelle que la multiplication des supports n'a pas entraîné une hausse du niveau de l'offre culturelle. Il relativise l'idée d'un internet permettant la création d'un village global idéal et rappelle que loin d'accroître la compréhension mutuelle, les dispositifs interactifs révèlent nos différences.

Le récent sondage montrant une défiance toujours plus grande des français à l'égard des médias ne l'étonne pas. Il explique que malgré une multiplication des canaux de diffusion les médias se ressemblent de plus en plus. Il y a une saturation de l'information affirme-t-il.

Institut des sciences de la communication du CNRS

Dominique Wolton et l'attitude de la presse par rapport à la vie privée  - UN MONDE D'IDEES 

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La communication vue par Dominique Wolton - UN MONDE D'IDEES 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Cet entretien est génial. C'est l'amorce d'une autocritique, peut-être pas de la profession, mais en tout cas de la rédaction de France-Info. Ca redonne un peu d'espoir. :P Du coup j'en profite pour suggérer la publication du verbatim de cet entretien et des suivants. Merci.
Avatar de anonyme
Génial ! Deux remarques cependant. Volton présente habilement (il risquerait son poste s'il faisait autrement) les choses à l'envers : il s'adresse aux journalistes comme s'ils n'avaient pas les mains et pieds liés par les zélites (financiers, industriels, politiques, haut fonctionnaires). Il omet, pour les mêmes raisons, de mentionner la mainmise de la communauté juive sur le milieu des médias, notamment à France Inter, France Culture, Arte… ils atteignent des proportions affolantes (plus de 90%).
Avatar de anonyme
Pour une info de solutions (anonyme),
Les médias ont un vrai problème de contenus et de diversité de l'info, et M. Wolton n'a pas tort de remarquer l'absence de "bonnes nouvelles". Je remarque à ce propos la facilité qu'à Mr de la Garde à balayer le vrai enjeu que soulève le sociologue en renvoyant cela aux régimes dictatoriaux. Pourquoi la bonne nouvelle serait-elle plus dictatoriale que la mauvaise ?! Tout est question d'équilibre et d'excès. Aujourd'hui, personne ne peut nier qu'il y a un excès de mauvaises nouvelles, d'info-catastrophe ou anxiogène. Peu importe comment on la nomme, la réalité est ainsi faite. Et elle explique sans doute en partie la désaffection du public. Saluons une association comme Reporters d'Espoirs qui travaille depuis 10 ans non pas sur les "bonnes nouvelles" mais sur l'info qui met en avant les problèmes ET les éléments de réponses (ce qu'elle appelle 'info-solution"), sans quoi dit-elle "le travail du journaliste ne saurait être complet". je rois qu'elle obtient des résultats intéressants avec de grands médias. A suivre.
Avatar de anonyme
Que l'intervention de Mr Wolton fait du bien ! C'est un discours qui m'a ravi, tant sa justesse trouvait écho en moi. Presque comme une revanche, d'entendre ainsi critiqués, brillamment et fortement, tous les travers qui empoisonnent notre rapport aux médias et aux politiques. Oui, c'est cette déontologie que j'attends des médias. Oui, c'est cette intelligence que devrait incarner notre classe politique. Oui, désespérément oui !
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