aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Un enfer très ordinaire

le Dimanche 27 Mai 2012 à 08:55
  • Pas encore de votes

Récit de la Revue XXI signé Jonathan Littell. L'écrivain s'est rendu à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Chaque jour dans la ville mexicaine de Ciudad Juarez des gens sont tués. Chaque jour, des femmes disparaissent. La mort fait partie du quotidien. Elle devient étonnamment banale.

Ciudad Juarez © Revue XXI - Miles Hyman

C'est cette banalité de l'horreur que décrit Jonathan Littel. Ces journaux qui chaque jour mettent en une des photos de meurtres. Ces proches de victimes qui commentent, résignés, les disparitions qui s'enchaînent. Sans enquête ou presque. Dans une impunité totale.

Un enfer très ordinaire dans la Revue XXI

La toile de fond de cet enfer ordinaire est la guerre que se livrent les cartels de la drogue dans une région marquée par la proximité avec les Etats-Unis.

Dans ce récit très fort sont aussi décrits les hôtels de passe, la violence dont les femmes sont victimes et l'héroïne en vente libre, toutes les deux ou trois rues.

Les habitants de Ciudad Juarez travaillent souvent de l'autre côté du Rio Grande : A El Paso, au Texas, dans les usines américaines.

"Je n'avais jamais auparavant songé - conclut Jonathan Littell - aux gens qui ont construit mon frigo, à la vie qu'ils mènent. Et bien voilà la vie des gens qui construisent nos machines à laver, nos toasters, nos télés, nos frigos".

aller directement au contenu