Loi Macron II : sans confiance, pas de reprise

Tout Info, tout éco jeudi 7 janvier 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 02/10/2018
Emmanuel Macron, ministre de l\\\'Economie, à, Beaugrenelle à Paris le 6 janvier 2016
Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, à, Beaugrenelle à Paris le 6 janvier 2016 © Maxppp

‘’Nous devons être à la hauteur de l’état d’urgence économique’’. Déclaration d’Emmanuel Macron dans le quotidien Le Monde daté de jeudi 7 janvier. Le ministre de l’Economie revient largement sur les ambitions de sa loi sur le développement économique. L’occasion de faire un point sur la fameuse loi baptisée Macron II

Voyons déjà ce qu’il en était de la première, la loi pour la Croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques publiée au journal officiel début août dernier. On y parlait beaucoup du travail et de l’emploi avec la modification des règles de licenciement collectif, la libéralisation des professions réglementées ou la réforme des Prudhommes. Le texte suit son chemin mais il convient de passer à la vitesse supérieure.
 

D’où la Loi Macron II, dite aussi loi ‘’noé’’ (nouvelles opportunités économiques)

Cette fois il s’agit de préparer le terrain. Rendre ce terrain favorable aux créations d’entreprises dans les secteurs porteurs, notamment du numérique ; simplifier les régimes de travailleurs indépendants ; lever les obstacles à l’accès à certains métiers par des jeunes sans qualification, etc… Mettre de l’huile dans les rouages
Le but ultime est de rétablir la confiance. Car sans confiance pas de reprise. C’est vrai à la fois pour les industriels et les particuliers.
Emmanuel Macron le dit bien dans Le Monde : ‘’Les Français veulent non pas un optimisme béat mais savoir où l’on va’’ !
On le voit notamment avec la consommation. Les Français sont champions de l’épargne. Une épargne de précaution qu'ils réinjecteront en partie dans la consommation ou l’investissement s'ils ont confiance en l’avenir, si on leur propose un projet clairement défini. Est-ce le cas aujourd’hui ? A chacun de s’interroger et d’apporter la réponse
 

Exemple de réforme qui ferait bouger les lignes

Le logement. C’est le point noir aujourd’hui en France : logements trop chers, construction plombée, etc...
Une mesure forte et un signal envoyé aux Français serait de lancer une vraie politique du logement. Car derrière le logement, il y a la mobilité… celle dont on manque tant aujourd’hui pour aller chercher les emplois où ils se trouvent.
Une fiscalité beaucoup plus adaptée qu’elle ne l’est aujourd’hui favoriserait cette mobilité, une des armes pour lutter contre le chômage de masse.
Faute de projet concret, pas de dynamisme fédérateur… ce sont ces lignes qu’Emmanuel Macron entend faire bouger. L’idéal serait qu’il ne soit pas seul. Cela serait dans l’intérêt de tous.