Le recrutement par cooptation, comment ça marche ?

On s'y emploie de Philippe Duport par Philippe Duport mardi 2 février 2016
écouter l’émission disponible jusqu'au 28/10/2018
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Illustration prétexte © Fotolia

La SNCF offre un bon cadeau de 50 euros à chaque salarié qui aura permis à un recrutement de se faire en recommandant le bon candidat. Se faire rémunérer pour aider sa boite à recruter, le principe est connu, c'est celui de la cooptation. On parle aussi de "recrutement participatif". Et chez les cadres, ça concernerait plus d'un tiers des embauches.

Selon l'Apec, l'association pour l'emploi des cadres, 37% des embauches de cadres qui seraient faites ainsi, sur la recommandation d'un salarié de l'entreprise. Attention, ça n'est pas du copinage ni du piston, mais un processus désormais bien rôdé dans lequel ce sont les compétences qui sont examinées, et pas le degré de proximité ni d'affection avec le salarié coopteur.

Certaines entreprises ont codifié le système

C'est le cas de CapGemini, qui propose au salarié qui s'est ainsi transformé en chasseur de tête une prime qui va de 1.200 à 2.000 euros pour un recrutement réussi, selon la taille du poisson pêché. Au cabinet de conseil PriceWaterhouseCoopers, la prime de cooptation peut grimper jusqu'à 4.500 euros. Une somme qui est le plus souvent versée à la fin de la période d'essai, quand le recrutement est confirmé.
L'autre solution, c'est de passer par un tiers. Plusieurs sites internet font ça. Ils proposent à une entreprise qui veut recruter de faire passer l'annonce aux membres de sba communauté. Des internautes qui se transforment en chasseurs de têtes. Et qui peuvent se faire une bonne pièce s'ils dénichent la perle rare.

Parmi les sites qui proposent ce service, Myjobcompany. Les explications de Grégory Herbé, l'un de ses fondateurs.