Les grandes écoles sont-elles toujours une assurance anti-chômage ?

Question d'éducation par Emmanuel Davidenkoff vendredi 22 juin 2012

Questions
que nous posons à Pierre Tapie, directeur de l'Essec et président de la
Conférence des grandes écoles, qui vient de publier son enquête insertion 2012.

Résumé de l'enquête, par la Conférence des grandes écoles :

"Depuis désormais 20 ans la commission
Aval de la CGE mène une enquête sur l'Insertion des jeunes diplômés.
Pour sa vingtième édition, ce sont 40 000 questionnaires qui ont pu être
exploités et le taux de participation des écoles a été en augmentation
de plus de 6 %.

En 2012, malgré un contexte économique
toujours tendu, l'ensemble des indicateurs d'insertion professionnelle
est marqué par une légère amélioration des grandes tendances. Le taux
net d'emploi de nos jeunes diplômés est proche de 85 %. 82,5 % de nos
jeunes ont trouvé leur premier emploi en moins de deux mois. 12 % sont
en poursuite d'études, majoritairement des élèves issus d'écoles
ingénieurs.

Si la globalité des indicateurs montre
la bonne adéquation des formations proposées par les écoles membres de
la CGE aux besoins de l'entreprise, il faut noter que les disparités
hommes/femmes persistent. Par ailleurs, les rémunérations annuelles, en
croissance cette année encore, de l'ordre 34 000 € hors primes,
continuent à se dégrader en euros constants depuis 2000.

Pour conclure, le taux de satisfaction
de l'emploi exercé par les diplômés est bon (4/5), et les relations que
les écoles entretiennent avec le monde du travail demeurent la meilleure
assurance d'une bonne insertion professionnelle. Dans ce contexte, les
écoles souhaiter continuer à approfondir leurs liens avec leurs
partenaires afin de poursuivre leurs actions en faveur des jeunes qui
leur sont confiés. Toutefois vigilance et innovation sont toujours de
mise dans un environnement toujours plus difficile."