Programmer son robot, c'est pas sorcier

Nouveau monde vendredi 19 avril 2013

Une vingtaine de centimètres de hauteur, 600 grammes
environ, un vrai look de robot humanoïde avec ses bras et ses jambes motorisés
et ses capteurs : les Robobuilder (RQ-Huno et Creator 5720T) de la marque Mecadroid font partie d'une nouvelle race de produits
innovants, à la frontière entre le jouet et l'objet d'étude scientifique.

Plusieurs modes de programmation

Livré, soit, en kit à monter soi-même (compter environ 2
heures), soit, prêt à l'emploi, l'appareil n'attend plus que vos instructions
pour prendre vie. Pour le faire fonctionner, vous avez le choix entre utiliser
la télécommande livrée avec l'appareil ou bien vous servir de votre smartphone
via une application dédiée. A chaque bouton correspond une action : lever le
bras, plier la jambe, etc. Tel un démiurge, vous devenez le maître de votre
bébé électronique.

Mais programmer un robot pour lui inculquer des mouvements
complexes n'est pas chose aisée. Pour qu'il reproduise la distinguée
chorégraphie de la célèbre chanson Gangnam Style, par exemple, il faudra vous
armer de patience et définir chaque mouvement pas à pas à l'aide du logiciel
fourni avec le produit. La programmation se fait alors sur ordinateur (Mac ou
PC). Heureusement, les passionnés s'échangent sur Internet des scripts tout
prêts qu'il suffit d'entrer dans la machine.

Une véritable autonomie

Enfin, un vrai robot ne se contente pas de reproduire des
mouvements programmés mais doit être capable d'interagir avec son
environnement. C'est ce que peut faire également le RQ-Huno à l'aide d'un
logiciel encore plus évolué qui permet d'activer ses capteurs sensoriels. Ainsi
le robot voit et entend ce qui passe autour de lui. Il devient capable, par
exemple, de jouer au foot avec des congénères de façon totalement autonome. Il
peut même se relever tout seul lorsqu'il chute, ce qui constitue une vraie
prouesse pour un androïde.

Ce genre de robot coûte entre 400 et 500 Euros. C'est donc
plus qu'un simple jouet.

Programmer un robot en 2013, c'est un peu comme bidouiller
un ordinateur au début des années 1980 : il faut mettre les mains dans le
cambouis, on ne sait pas trop à quoi ça sert mais on sent bien que cela va
devenir quelque chose d'énorme dans les années à venir. 

Le lundi 28 avril 2014

Des robots à programmer soi-même (19/04)

Des robots à programmer soi-même (19/04) © LaChaineTechno