Withings : santé 2.0

Withings : santé 2.0
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Dès 2008, un an à peine après la sortie de l'iPhone premier du nom, Withings se lance dans cet Internet des objets en commençant par commercialiser une balance connectée en wi-fi permettant de suivre son poids sur son smartphone. Elle a ensuite développé un tensiomètre et un babyphone vidéo. D'autres entreprises ont eux détourné un smartphone pour en faire un microscope mobile capable de détecter, sur la base de gouttes de sang, des cas de paludisme ou encore surveiller la propagation d'une épidémie. 

Withings qui vend désormais ses produits dans plus de 50 pays dans le monde. Une entreprise française qui fait notamment face à la concurrence de FitBit, une société américaine spécialisée dans la connectivité des objets personnels et qui a lui aussi inventé une petit appareil génial pour améliorer sa forme. Mais est-ce que c'est un marché qui intéresse les français ? Pour l'instant, les américains en sont les principaux consommateurs. Aux États-Unis, on se passionne pour ce mouvement du Quantified Self, cette quantification de soi, cette numérisation de soi.

L'Amérique en pointe mais la France qui innove aussi en ce domaine avec des sociétés en pointe comme Withings, igFox, Sculpteo, ou Joshfire. La Commission européenne estime le nombre d'objets reliés à internet à 25 milliards dans le monde en 2015. Il devrait atteindre 50 milliards en 2020. Une véritable révolution de notre quotidien qui pose aussi des problèmes de sécurité et de vie privée. Cet Internet 3.0 permettra théoriquement de pister l'ensemble des objets notre vie quotidienne : voiture, vêtements, carte de transport, etc.