Phares à l'abandon, l'homme qui refuse la fatalité

Noeud emission temporaire pour le nid source 650663 par Mikaël Roparz samedi 11 août 2012

Près de 150 phares, dont une vingtaine en mer, se dressent le long du littoral français.
Au fil des années, ils sont peu à peu désertés avec l'automatisation. Sans présence humaine, ils se dégradent.
Depuis plus de 20 ans, un homme se bat, contre vents et marées, pour sauver ces sentinelles du littoral. Il s'appelle Marc Pointud.

Trop souvent le même constat : les phares sont à l'agonie

A plusieurs reprises, il a eu l'occasion de "monter à bord" des phares en mer notamment. Il a malheureusement fait trop souvent le même constat : les phares sont à l'agonie. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les photos prises lors de ses visites dans les phares. Ces bijoux du patrimoine sont menacés. C'est le cas du phare de la Vieille au large de la pointe du Raz.

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Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises

Au pied du phare de la Vieille dans le Finistère © Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises

Même constat au phare d'Ar-Men.

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L'intérieur du phare d'Ar-Men à la pointe ouest de la Bretagne © Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises

Avec les autres bénévoles de l'association, ils ont récemment obtenu l'autorisation de transformer le phare de Tévénnec,  dans le Finistère, en résidence d'artistes. Les travaux ont déjà commencé.
Un phare situé sur un petit îlot au large de la pointe du Raz.
C'est la seule maison phare en mer.

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Le phare de Tévennec dans le Finistère © Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises

Ce lieu unique a toujours eu la réputation d'être maudit.
Naufrages, maladies, folie et même fantômes... En 35 ans, 23 gardiens dont quatre femmes se sont succédé dans ce phare. Plus personne ne voulait y vivre. C'est la raison pour laquelle les Phares et Balises n'ont pas eu d'autres choix que d'automatiser la lanterne. C'était en 1910 !