Bob Marley : portrait sensible

Le journal de la musique par Marion Bernard jeudi 14 juin 2012

" La clé, pour comprendre Marley, c'est sa condition
de métis. Tout ce qu'il chante dans ses chansons : le racisme, la
pauvreté, l'abandon, il l'a lui-même vécu
". Auteur du déjà remarqué "Dernier
roi d'Ecosse
", le réalisateur Kevin Mc Donald s'est attaqué à un vrai défi:raconter l'autre visage de la légende planétaire du reggae, dont l'image -rebattue-
s'est souvent résumé à celle de ce visage d'ascète à dreadlocks sur fond de drapeau
vert-jaune-rouge.

Au travers de nombreux témoignages précieux, parfois inédits
(dont Cedella, la propre mère du chanteur), d'images ou de sons d'archives, Mc
Donald réussit le tour de force de dresser un portrait complet, et surtout sans
complaisance (puisque libéré du droit de regard permanent imposé par la famille
Marley), d'un homme habité par une absolue quête de paix et d'unité entre les
peuples, façonné par son histoire familiale, son amour de la musique, des
femmes, et par son idéalisme politique.

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Bob Marley, the movie