Un tweet hallucinant : les confidences de Thomas Hollande

La revue de presse par Jean-Christophe Martin jeudi 12 juillet 2012
Un tweet hallucinant : les confidences de Thomas Hollande
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C'est l'affaire du tweet qui resurgit ce matin dans la presse...

Après la grande scène du tweet en forme de coup de poignard conjugal, la suite du drame ou de la comédie, avec l'entrée en scène du fils : "Le fils de François Hollande refuse de faire la paix avec Valérie Trierweiler", l'affaire traverse même la Manche, puisque c'est ce matin un titre du Guardian.
 
Le fameux tweet de la première Dame Valérie Trierweiler sera-t-il l'équivalent pour l'Elysée du sparadrap du capitaine Haddock ? C'est bien parti avec un nouvel épisode, avec cette fois des confidences de Thomas Hollande à lire dans le Point. Selon la journaliste qui signe l'article, Charlotte Chaffanjon, la scène s'est jouée le 4 juillet à la terrasse d'un bistrot parisien proche du cabinet d'avocats qui emploie le fils du chef de l'Etat.

En évoquant le tweet de Valérie Trierweiler qui apportait son soutien au rival socialiste de Ségolène Royal aux législatives, Thomas Hollande explique qu'il reproche à ce tweet d'avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique. "Ca m'a fait", dit-il, "de la peine pour mon père qui déteste tellement qu'on parle de sa vie privée, ça a détruit l'image normale qu'il avait construite".

Thomas Hollande décrit d'ailleurs un François Hollande "ahuri" par le geste de sa compagne, il ajoute qu'il "savait que quelque chose pouvait venir d'elle un jour, mais pas un si gros coup". Avant de conclure que c'est "hallucinant". Selon le Point, Thomas Hollande ne veut d'ailleurs plus voir Valérie Trierweilere, ses frères et soeurs non plus.

Thomas Hollande raconte aussi qu'il a dîné en tête-à-tête avec son père après l'histoire du tweet, et que le président a demandé à son fils de ne "pas alimenter le feuilleton". Là, c'est un peu raté.

Enfin toujours dans cet entretien dans le Point, Thomas Hollande affirme avoir reçu de son père la promesse qu'il s'exprimerait sur le tweet et clarifierait le rôle de la première Dame sans doute samedi, à l'occasion du 14 juillet. Thomas Hollande a son avis : "soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l'Elysée".

Thomas Hollande a réagi dès hier soir à cet article du Point : selon l'AFP, il dément avoir accordé une interview au Point, il se trouve que le Point ne parle pas d'interview mais de confidences faites à la terrasse d'un café. Thomas Hollande parle d'ailleurs lui aussi d'une "conversation informelle", mais il affirme que ses propos ont été déformés ou sortis de leur contexte. Réplique immédiate de la journaliste sur son compte twitter : "aucun propos n'a été déformé". Charlotte Chaffanjon qui vient de nous le confirmer elle-même et de vive voix...

La réponse de Charlotte Chaffanjon à Thomas Hollande : je maintiens ma version  
 

La réponse de Charlotte Chaffanjon à Thomas Hollande : je maintiens ma version

Charlotte Chaffanjon cite dans son article une dernière remarque de Thomas Hollande - non déformée - en forme de supplique : "surtout pas de deuxième tweet !" Pour l'instant, il est entendu, le compte Twitter de Valérie Trierweiler est toujours bloqué à la date du tweet fatal, le 12 juin. Depuis, elle est restée silencieuse.

En revanche, on peut lire sa chronique hebdomadaire ce matin dans Paris Match. Une critique littéraire en forme de message subliminal, puisqu'elle a choisi de parler du dernier roman d'une icône du féminisme Jeanette Winterson... Le titre est tout un programme : "Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?", oui pourquoi être heureux quand on peut être normal...

Mais au fait "où est passé Trierweiler ?", c'est un titre à la Une de Libération qui relaye les propos de Thomas Hollande. Pour Pascale Nivelle dans Libération, le fils du chef de l'Etat ne fait qu'exprimer tout haut ce que l'entourage du Président pense plus ou moins bas : la First Lady journaliste est une grenade dégoupillée sur la trajectoire "normale" de François Hollande. Alors où est passée la première Dame ? Depuis l'affaire du tweet, sa présence s'est faite plus que discrète. Samedi, elle doit suivre le défilé du 14 juillet de la tribune présidentielle. Ensuite, elle doit accompagner François Hollande à Avignon pour assister à une représentation de la pièce de Pirandello "Six personnages en quête d'auteur", l'histoire d'une famille perdue entre représentation et réalité. A l'époque où la pièce a été écrite, il n'y avait pas encore de tweet, mais, déjà, des familles compliquées, entre Molière et Macbeth comme disait le New York Times après le fameux tweet...

En feuilletant la presse, cette information trouvée dans le Parisien et Aujourd'hui en France...

Dans l'affaire des prothèses mammaires défectueuses PIP, c'est maintenant la société de certification qui se trouve dans le collimateur de la justice. Selon le Parisien, la justice a été saisie par les avocats des victimes. Durant des années, c'est grâce à cette société que les prothèses PIP, pourtant défectueuses, ont obtenu le précieux label CE nécessaire à la distribution en Europe. Or selon les avocats, il y avait des failles multiples dans les procédures d'expertises, ce que dément la société visée. L'enjeu, c'est l'indemnisation de toutes les victimes présumées, y compris étrangères, soit potentiellement près de 500 000 personnes.

D'ailleurs ce dossier tentaculaire des prothèses PIP n'en finit pas de s'étendre : ce matin, selon le Parisien, 500 nouvelles plaintes seront déposées à Marseille.

La presse à la Une

La presse à la Une du 12/07/12 avec Stéphane Vernay d'Ouest France   
 

La presse à la Une du 12/07/12 avec Stéphane Vernay d'Ouest France

"L'Ouest
retient son souffle"
, c'est la Une d'Ouest France. C'était avant les
annonces qui viennent d'être faites par PSA : 8000 suppressions d'emploi,
l'usine d'Aulnay qui va fermer, et le site de Rennes qui ne sera pas épargné. Vu
de Rennes évidemment, c'est d'abord un coup de massue. Le site PSA, c'est un
enjeu considérable pour Rennes, mais aussi pour toute la région, et au-delà de
PSA pour la sous-traitance.  Explications
avec Stéphane Vernay, le directeur départemental d'Ille-et-Vilaine d'Ouest France.