La ville qui refuse des emplois, la croisade contre les photos retouchées

La revue de presse par Jean-Christophe Martin jeudi 10 mai 2012
La ville qui refuse des emplois, la croisade contre les photos retouchées

 

On va d'abord dans les Yvelines où une petite ville fait parler d'elle parce qu'elle refuse des créations d'emplois...

Une curiosité, c'est à lire dans le Parisien qui parle d'une situation ubuesque. La coopérative d'opticiens Krys veut relocaliser une partie de sa production à Bazainville, une commune de 1500 habitants. Relocalisation, un mot magique en période de crise, Krys veut  rapatrier une production de verres de lunettes implantée jusqu'ici en Thaïlande.

L'idée pourrait sembler alléchante pour des élus locaux, et pourtant ça coince. Le maire y est favorable, mais le conseil municipal a voté contre la révision du plan d'occupation des sols qui permettrait d'agrandir des locaux déjà existants, un veto notamment pour des raisons esthétiques.

Incompréhensible pour le député-maire de la commune voisine d'Houdan, qui parle d'un projet vital pour renforcer le développement d'une entreprise qui produit français et qui va générer plusieurs dizaines d'emplois... Si le conseil municipal de Bazainville finit par donner son accord.

Du côté du Web, aux Etats-Unis, une adolescente en guerre contre les magazines féminins...

Elle s'appelle Julia Bluhm, elle a 14 ans, et elle vient de prendre la tête d'une croisade contre les photos retouchées. Une collégienne ordinaire devenue chef de file d'une révolte contre l'industrie de la mode et de la beauté, c'est raconté sur lemonde.fr qui reprend un article du New York Times.

Car cette jeune fille ne rêve pas de ressembler aux mannequins du papier glacé, c'est tout le contraire, elle a provoqué un déchaînement médiatique en envoyant à un magazine pour ados une pétition pour demander la fin de l'utilisation systématique de photos retouchées et pour demander que ce genre de magazine publie désormais des photos de personnes "normales" entre-guillemets, des filles comme elle.
 
Julia est depuis un an blogueuse pour Spark, un site Internet qui lutte contre la sexualisation des jeunes filles. C'est dans ce cadre qu'elle a fini par envoyer cette pétition pour relancer le débat sur les conséquences de l'utilisation de photos retouchées : les troubles de l'alimentation, l'abus des régimes, la baisse de l'estime de soi et finalement la dépression.

Cette jeune ado américaine n'est pas isolée : il y a quelques jours, la revue Vogue s'engageait à promouvoir l'image de personnes en bonne santé, un magazine comme Glamour a récemment demandé l'avis de ses lectrices sur la question, des marques de produits de beauté commencent à faire un argument commercial de l'usage dephotos non retouchées, et aux Etats-Unis, les images retouchées sont même désormais interdites dans les publicités pour les cosmétiques.

A propos de retouches, le magazine Glamour justement s'intéresse aux cheveux du nouveau président...

A voir sur le site Internet de Glamour : l'histoire capillaire de François Hollande, et la politique n'est pas si loin que ça... Ca commence en 1981 avec l'élection d'un autre François dans une certaine ivresse politique. Hollande est raccord, avec à l'époque écrivent les analystes très pointus de Glamour une chevelure fringante, c'est l'époque où on veut changer la vie, et il ose même laisser sa crinière onduler dans la nuque.

Mais les années passent, 1986, défaite du PS aux législatives, et pour Hollande le début d'un long combat contre la calvitie. 1997 : il prend les commandes du PS, il est élu député de Corrèze. Mais pour Glamour, avec une photo de l'époque qui n'est visiblement pas retouchée, ça ne va pas si bien que ça, capillairement parlant en tout cas, c'est la défaite. Enfin 2012 : la revanche avec cette fois la victoire capillaire, chevelure maîtrisée, calvitie maîtrisée, il suffisait d'y penser, il est élu président... Et on arrête de couper les cheveux en quatre.

Du côté de la compagne du président, pas de soucis capillaires mais des soucis avec les photographes...

Elle a twitté mardi pour demander à ses confrères journalistes de respecter sa vie et celle de ses voisins, et de ne plus camper devant son domicile.

Un twitt rattrapé au bond par Christophe Caron du magazine Voici qui donne son avis de connaisseur du milieu des papparazzis dans une tribune sur nouvelobs.com : il s'étonne de l'attitude de Valérie Trierweiler qui ne peut ignorer, dit-il, les règles du jeu médiatique après les longues années qu'elle a passées à Paris Match.

Christophe Caron souligne que contrairement à ce que pense Valérie Trierweiler, elle n'a pas traversé l'écran entre journalisme et politique dimanche soir, mais bien avant, lorsqu'elle est devenue la compagne d'un homme en campagne, et qu'il y a donc de longs mois que les journalistes ne peuvent plus la considérer comme une consoeur, mais qu'ils doivent la considérer comme une personnalité publique comme une autre, glissement dit-il intégré par la plupart des journalistes, mais apparemment pas par la principale intéressée qui s'est montrée interventionniste plusieurs à plusieurs reprises quand quelque chose lui a déplu spécialement dans la presse.

Elle va pourtant devoir s'y faire, à cette exposition permanente, pour le meilleur et pour le pire, et elle doit s'y attendre, spécialement pour avoir elle-même bien connu les coulisses d'un magazine comme Paris Match.

La presse à la Une

La presse à la Une du 10/05/12 : avec Jean Couvercelle de Tennis Magazine  
 

La presse à la Une du 10/05/12 : avec Jean Couvercelle de Tennis Magazine

Rendez-vous avec la rédaction de Tennis Magazine pour un numéro  spécial Roland-Garros, en partenariat avec France Info. Roland-Garros 2012, c'est déjà pour bientôt, à la fin du mois. Et ce sera "la coupe de l'impossible" cette année, c'est la Une de Tennis Magazine, pourquoi la "coupe de l'impossible" ? Egalement avec ce numéro de Tennis Magazine, le guide de Roland-Garros 2012 en partenariat avec France Info, le guide indispensable, car le spectateur est comme le champion, pas question d'arriver sans se préparer. Explications avec Jean Couvercelle, le directeur de la rédaction de Tennis Magazine.

Tennis Magazine juin 2012 © Radio France Jean-Christophe Martin