Bouclier fiscal, coup de pouce et fédéralisme

La revue de presse par Jean-Christophe Martin mardi 26 juin 2012
Bouclier fiscal, coup de pouce et fédéralisme

La revue de presse avec Jean-Christophe Martin... La presse qui reparle ce matin du bouclier fiscal...

Et en plein débat budgétaire, c'est pain béni pour l'actuel gouvernement, c'est le Parisien qui le souligne en publiant ce qu'il appelle la "vraie facture" du bouclier fiscal, cette mesure emblématique du quinquennat Sarkozy. Selon le Parisien et Aujourd'hui en France, le bouclier fiscal a coûté près de 3 milliards d'euros depuis sa mise en place en 2007.

Plus surprenant, malgré son abrogation l'an dernier, il va encore engendrer 800 millions d'euros de dépenses pour l'Etat avec les dernières restitutions d'ici la fin 2013. Ces chiffres, le gouvernement Fillon s'était bien gardé de les rendre publics écrit le Parisien, de peur qu'ils ne lui éclatent à la figure en pleine campagne présidentielle.

Car selon la note du patron des Impôts dévoilée dans le Parisien, non seulement le bouclier fiscal coûte plus cher que prévu, mais en cette période de rigueur tous azymuths, jamais il n'a été aussi favorable aux Français les plus fortunés. Concrètement, le dispositif revient pour l'Etat à signer un chèque moyen de 56 400 euros à 13 000 bénéficiaires, les Français les plus fortunés.

A l'autre bout de l'échelle, les smicards dans l'attente du fameux coup de pouce. En évoquant leur sort, l'Humanité se demande si les 2 millions et demi de salariés qui vivent avec à peine 1100 euros par mois jugeront juste un coup de pouce qui ne leur offrira sans doute même pas de quoi se payer une baguette par jour. La hausse du smic, "insoluble équation", c'est la Une de la Croix, un casse-tête que traduit autrement la Une de Libération, "salaire minimum, mais symbole maximum".

Et justement pendant qu'il distribue aux plus riches les dernières centaines de millions du bouclier fiscal des années Sarkozy, l'Etat se serre la ceinture : au lendemain du séminaire gouvernemental, les Echos annoncent que les dépenses de l'Etat vont être gelées pendant trois ans en dépit de l'inflation. Les Echos soulignent que c'est à peine moins rude que ce qu'avait programmé le gouvernement Fillon, soit une baisse d'1 milliard par an jusqu'en 2016.

Et ce débat budgétaire va se doubler d'un débat politique sur le rôle de l'Europe...

"Le budget français bientôt sous surveillance européenne" : c'est la Une du Figaro qui dessine un futur paysage européen de fait de plus en plus fédéral. Dès l'automne, la loi de finances de chaque Etat de la zone euro sera étudiée par Bruxelles qui pourra exiger des modifications. Tout sera scruté à la loupe par la Commission, les impôts, les dépenses ou encore les effectifs des fonctionnaires, et même les amendements un par un.

Ce sera la conséquence directe d'un texte qui doit être voté à l'automne, et qui est un élément du jeu de donnant-donnant auquel se livrent la France et l'Allemagne pour résoudre la crise économique et financière. En résumé, on joue à "donne-moi plus de rigueur budgétaire, je te donnerai plus de croissance".

Des parlementaires français travaillant sous le contrôle des technocrates bruxelllois chargés de distribuer des cartons jaunes ou même rouges quand il y aura faute budgétaire : ce sera probablement l'un des grands débats des mois qui viennent. Transfert de compétences logique pour les uns, insupportable abandon de souveraineté pour les autres, c'est en tout cas clairement pour le Figaro une avancée vers plus de fédéralisme.

Enfin une curiosité du côté de nos montres et de nos pendules : le mois de juin va être un peu plus long que d'habitude...

A lire sur le site du Dauphiné Libéré : il va encore falloir remettre les pendules à l'heure à la fin du mois. La dernière minute de juin comptera une petite seconde de plus. A 23H59, il faudra donc attendre 61 secondes pour passer au 1er juillet.

Pourquoi cette seconde de plus, pour permettre au temps universel défini par les horloges atomiques de compenser son avance sur le temps rythmé par la rotation de la Terre, beaucoup plus capricieuse.

Car la rotation de la Terre n'est pas uniforme, elle subit les effets notamment des marées et des variations des vents, nous disent les experts. En août par exemple, la Terre va un peu plus vite, elle met une ou deux millisecondes de moins pour faire un tour complet sur elle-même. A force d'accumuler des millisecondes de plus ou de moins, la Terre finit par être en quelque sorte en retard sur le temps des horloges atomiques... Voilà pourquoi il y aura une minute de 61 secondes juste avant minuit le 30 juin.

La presse à la Une

La presse à la Une du 26/06/12 avec Benoît Montaggioni du Journal de Saône-et-Loire  
 

La presse à la Une du 26/06/12 avec Benoît Montaggioni du Journal de Saône-et-Loire

Le rendez-vous avec la presse écrite : avec la rédaction du Journal de Saône-et-Loire, on va donc du côté de Chalon, avec la bonne nouvelle que toute la région attendait : l'implantation du géant américain Amazon. Explications avec Benoît Montaggioni du service politique et société du Journal de Saône-et-Loire.