Des questions de vie et de mort. Et "l'adieu Depardieu" signé Torreton

La revue de presse par Jean-Christophe Martin mardi 18 décembre 2012
Des questions de vie et de mort. Et "l'adieu Depardieu" signé Torreton
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Dans la presse ce matin des questions de vie et de mort...

Sujet douloureux, celui de la fin de vie, avec une échéance importante : c'est aujourd'hui que le professeur Sicard remet à François Hollande un rapport qui doit faire des recommandations. Rien n'avait filtré des travaux de la commission Sicard, la Croix en dévoile les grandes lignes ce matin.

La Croix considère que ce rapport "entrouvre la porte au suicide assisté". "Entrouvre" seulement, et avec beaucoup de précautions. La possibilité du suicide assisté, mais seulement en tout dernier recours, c'est un point très important, mais pour Dominique Quinio dans la Croix, "il serait réducteur de ne retenir que cette seule piste" du rapport Sicard.

Car il il met en lumière bien d'autres thèmes essentiels. Pour la commission Sicard, il n'y a pas d'urgence à légiférer, mais beaucoup à faire d'abord pour mieux appliquer la loi actuelle, la loi Leonetti sur la fin de vie, "mal connue, mal appliquée, voire inappliquée". En dressant ce constat, la commission Sicard recommande "un effort massif de formation", aussi bien auprès des médecins que de la société.

Enfin si la commission Sicard évoque avec mille précautions la possibilité du suicide assisté, un principe est aussi très clairement réaffirmé : le refus de l'euthanasie active, présenté comme "le franchissement d'un interdit à forte portée symbolique".

La commission a beaucoup consulté avant de rendre ce rapport aujourd'hui, en organisant notamment des débats publics. Et ce qui en ressort, comme le souligne aussi la Croix, c'est "un sentiment général de grand désarroi des Français" face à la fin de vie.

Pour la Croix, c'est donc aussi un choix de société qui se dessine, l'exigence d'accompagner autrement la grande vieillesse et la dépendance, une autre angoisse qui ne sera pas soulagée par une loi, mais seulement si quelque chose change en profondeur dans la société.

Egalement dans la presse ce matin, des chiffres qui montrent la progression de la précarité énergétique...

Le Parisien - 18/12/12

Le Parisien - 18/12/12 

Pas de répit pour les Français les plus durement touchés par la crise. Malgré l'opacité qui règne sur les statistiques, le Parisien et Aujourd'hui en France révèlent un chiffre alarmant : près de 600 000 foyers ont vu cette année leur gaz ou leur électricité coupée par leur fournisseur pour cause d'impayés. Et quand le courant n'est pas purement et simplement coupé, il arrive aussi que les compteurs soient bridés d'office à une puissance maximale de 1000 watts. Pour les foyers concernés, c'est vrai pas de coupure d'électricité, mais à peine de quoi allumer quelques ampoules, et pas question d'utiliser un chauffage, un réfrigérateur ou même une plaque de cuisson.

Et la trêve hivernale ne change rien...

Les techniciens chargés de faire les coupures expliquent dans le Parisien que dans les faits, ça fait longtemps qu'elle n'existe plus... Des agents ERDF qui confient dans le Parisien leur écoeurement d'avoir à couper l'électricité en plein hiver à des familles vivant déjà dans la grande pauvreté.

D'autres chiffres, ceux-là sont dans le Figaro...

Il y a ceux qui vont à nouveau faire polémique, exactement comme il y a un mois... les chiffres de la délinquance. Le Figaro parle d'une explosion des crimes et délits en novembre. Réponse du ministre de l'Intérieur Manuel Valls dans le Figaro justement : en gros il dit que le Figaro ne sait pas lire les statistiques, qui ne doivent s'apprécier que sur la durée et pas sur un seul mois.

Les autres chiffres, toujours dans le Figaro, sont ceux de l'OCDE sur l'écart hommes-femmes en matière d'emploi...

Et c'est un carton rouge pour l'égalité hommes-femmes en France. En 2010, les femmes gagnaient 13 pour cent de moins que les hommes, un écart qui s'est même creusé de plus de 3 pour cent ces douze dernières années. Un écart encore plus net en matière de retraite, et un constat qui reste le même : les inégalités hommes-femmes s'accroissent tout au long de la vie professionnelle.

Toujours en feuilletant la presse, la suite du feuilleton Depardieu...

Le Figaro - 18/12/12

Le Figaro - 18/12/12 

Une provocation venue de Belgique à la Une du Figaro : "La Belgique tend la main aux Français tentés par l'exil fiscal". Le Monde  évoque dans son éditorial "Depardieu, les gros sous et la morale", et pour le Monde, même s'il y a bien autre chose, les esprits ludiques verront dans cette affaire surtout une "farce burlesque".

Le Monde - 18/12/12

Le Monde - 18/12/12 

Une farce qui tourne ce matin au pugilat entre comédiens avec une tribune publiée par Libération et signée Philippe Torreton.

Pour Torreton, le problème avec Depardieu, c'est que ses sorties de route vont "toujours dans le même fossé : celui du "je pense qu'à ma gueule, celui du fric et des copains dictateurs, celui du pet foireux".

L'acteur Depardieu, écrit Torreton, "a fait faillite, l'homme est devenu riche, mais sa fortune lui a pété à la gueule". "Tu sais Gérard", ajoute encore Torreton, "tu sais, ces gros pets foireux que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser"...

"Alors tu fais ce que tu veux", c'est toujours Torreton qui parle à Gérard, "tu fais ce que tu veux, mais ferme-là, prends ton oseille et tire-toi... On va se démerder sans toi pour faire marcher ce pays et y faire des films grâce aux subventions que tu ne veux plus alimenter par tes impôts", sous-entendu toi qui en a tellement profité, "alors adieu"... L'adieu tonitruant de Torreton à Depardieu, à lire ce matin dans Libération.

La presse à la Une

La presse à la Une du 18/12/12 avec Claire Bommelaer du Figaro  
 

La presse à la Une du 18/12/12 avec Claire Bommelaer du Figaro

Rendez-vous ce matin avec la rédaction du Figaro avec une annonce-surprise : le Louvre va changer de tête. Henri Loyrette, l'actuel patron du musée le plus fréquenté du monde, n'est pas candidat à sa propre succession, c'est la fin d'une époque pour le Louvre qu'il dirigeait depuis 12 ans. Les explications de Claire Bommelaer du service culture du Figaro.

 

Le Figaro - 18/12/12