Le nouveau mobilier de jardin

Noeud emission temporaire pour le nid source 459 par Olivia Ferrandi dimanche 20 mai 2012
Le nouveau mobilier de jardin

Sur une terrasse ou dans un jardin, au bord d'une piscine
ou dans une véranda,  le hamac s'impose cette année ! Exit
le transat banal,  voici les hamacs
colorés venus tout droit du continent
sud américain !

Le hamac a été inventé par les Indiens du Yucatan, au Mexique.
Son existence est mentionnée dès le XVè siècle, quelques années seulement après
la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Les indiens s'en servaient
de berceau, de lit, ils l'utilisaient
même pour envelopper les morts. C'était vraiment l'objet indispensable,
fabriqué avec des fibres végétales, au départ, puis avec des fils et du coton
plus récemment.

Après cette découverte, les conquistadors des siècles
suivant, se disent que le hamac serait parfait dans les bateaux. Il tient peu de place, se roule facilement,
permet aux marins de dormir, mais il sert aussi de " matelas " pour
amortir les projectiles de l'ennemi ! D'ailleurs on l'appelle " branle "
dans la marine, et quand un ennemi approchait, ils étaient roulés en boule,
serrés les uns contre les autres sur le pont du navire. D'où l'expression " branle-bas
de combat " ! Les marins l'utiliseront encore pendant des siècles (jusqu'aux
années 1970 !), mais avec  parfois un
système de barre et de pied, pour faire sécher la toile plus vite. Aujourd'hui,
il a été remplacé par des couchettes. 

Hamac à barres (aux extrémités). © hamac.fr

Mais revenons à notre hamac de jardin ! Enfin de
jardin... en France on l'utilise comme cela, cette année,  à la place donc d'une chaise longue, pour
faire la sieste ou lire un bon bouquin, sur une terrasse ou dans un jardin (en
Hollande et dans les pays scandinaves, il est utilisé à l'intérieur).  

Vous verrez dans
les grandes surfaces de meubles, voire de bricolage, des modèles sur pied  et avec une grande toile en coton (souvent de
couleur vive) tendue. Attention, ces hamacs 
à pieds,  ou avec des barres aux
extrémités,  sont parfois très instables,
et le risque de se retrouver par terre est assez grand !

Hamac sur pieds (stables!). © Droits Réservés.

Bien sûr, tout
dépend de la fabrication du hamac et de la stabilité
des pieds
 : vérifiez bien le système de fixation, essayez le hamac
avant de l'acheter et méfiez vous de ceux qui ne sont  pas chers du tout ! Un hamac de qualité,
sur pied, vous coûtera aux alentours de 200€ (un peu plus ou un peu moins en
fonction de sa taille). Ceux qui ont des barres aux extrémités ont été inventés
aux  Etats Unis et n'ont rien à voir avec
les hamacs " traditionnels ". 

Hamac Maya, du Mexique, en filet tissé. S'utilise en diagonale pour faire la sieste. © hamac.fr

Ces hamacs là, sont plutôt des hamacs à suspendre : ils coûtent entre 50 et 100 € pour un modèle en
coton (avec en plus, les crochets à fixer au mur). En tissu ou en filet, ils sont
fabriqués en Amérique du sud (Brésil,
Colombie pour les hamacs en coton) ou en Amérique
centrale
(au Mexique pour la version filet, sachant qu'un grand hamac en
fil,  tissé à la main peut vous coûter
jusqu'à mille euros ( !) mais là, c'est une pièce unique qui demande plus
de  six semaines de travail (plus le tissage
est fin, plus il est cher)).  Au Mexique,
les hamacs filet se vendent au poids  (comptez
1kilo pour une personne).  Il faut le
choisir assez large pour être bien : si vous mesurez moins d'1 m 70 il
vous en faut un de 140cm de large, si vous êtes plus grand comptez 160cm de
large.

Vous les trouverez surtout en vente sur internet, (ici, et 
, et encore  là bas) ou dans les foires expo du printemps.

Hamac en toile de parachute. © hamac.fr

Il existe aussi des hamacs en toile parachute, bien
pratiques  pour la randonnée, car ils
tiennent dans un sac à dos  (30€ environ). Mais attention, impossible de
les laisser trop longtemps dans un jardin, le tissu supporte mal les UV et finit par se décolorer et se déchirer !! Mieux vaut les garder pour dormir à la belle étoile !

 

Aussi beaux dehors... que dedans !

Ce sont les nouveaux salons de jardin : il y a trois
ans, environ, des salons plus design, plus épurés sont apparus sur le marché.
Difficile de faire leur place dans un premier temps, ils restent réservés à une
clientèle aisée. Et puis, en quelques mois, le concept se " démocratise " :
on en trouve maintenant dans les grandes surfaces de meubles, dans les
supermarchés etc.

Sofa Rimini. © Jardinchic.com

Bien sûr, les matériaux ne sont pas tous aussi beaux ou aussi
robustes, mais la tendance est bien là : fini le salon de jardin en
plastique blanc ou vert, oublié le salon avec des lattes de bois, on parle
désormais de " canapés " de
jardin et de " fauteuils "
. Les lignes sont sobres et droites,
les couleurs foncées ou pastels, les tissus neutres ou très vifs, et  à y regarder de plus près, on pourrait
presque mettre ce salon .... à l'intérieur de sa maison !

Salon en résine tressée, sur terrasse, à Rome. © Olivia Ferrandi.

La résine tressée a très vite beaucoup de
succès, mais en fait, tous les styles de
mobilier 
trouvent  désormais leur équivalent en version
extérieure : fer forgé, fonte, pierre, 
plastique design rouge ou orange.... Les canapés sont confortables,  cosy 
et chic à la fois. Les chaises sont légères et très fines, celle
dessinée récemment par Jean Nouvel, la chaise " Mia " ressemble à une
feuille de papier pliée... 

Chaise Mia, Jean Nouvel. © Jardinchic.com

Esthétisme et
concentré de technologie, ce sont les maîtres mots, car ces salons souvent très
volumineux passeront sans doute l'hiver dehors. Les matériaux doivent être résistants
et innovants
, comme pour ces coussins " hydro drainants " qui
laissent complètement passer la pluie, et sèchent donc en un clin d'œil au premier
rayon de soleil. Les prix ont baissé, pour 400 € vous trouvez aujourd'hui un
salon tout à fait correct. Cela dit, la gamme de prix s'étale jusqu'à 5 000
€, bien plus finalement que pour votre salon d'intérieur !

Mélange de matières... © ikéa.

Mais qu'est ce qui pousse les designers à créer un
mobilier d'extérieur aussi perfectionné ? 
En fait, il s'agit là de prolonger
la déco de l'intérieur, jusqu'à la terrasse, jusqu'au jardin
. Pas de fausse
note, en quelque sortes, tout doit être coordonné. Tout se voit aussi, car dans
les grandes villes, les espaces extérieurs sont pris d'assaut, et sont
tellement petits parfois que lorsque vous êtes sur la terrasse vous avez aussi
un œil à l'intérieur, et vice et versa ! Tout doit donc être beau...

C'est un nouveau concept pour les uns, un marché prometteur, sans aucun doute,
pour les autres !

Avec la complicité de Daniel Kiefer (hamac.fr, Buis les
Baronnies, Drôme) et de Katia Millet (jardinchic.com, Aix les Bains).