L'Odyssey, mère patrie

C'est pas du jeu par Jean Zeid samedi 21 juillet 2012

Bien avant Pong, un dénommé Ralph Baer, ingénieur allemand exilé aux USA,
avait déjà posé les bases du fameux jeu de tennis avec cette machine mise sur
le marché par Magnavox, une firme connue aux États-Unis dans le secteur de
l'électronique grand public, des téléviseurs principalement.

Sans microprocesseur, ni mémoire, l'Odyssey n'anime au maximum que trois carrés
en noir et blanc, représentant les personnages et/ou ballon en fonction des
jeux. Les manettes, quant à elles, ne disposent que de deux molettes et d'un
bouton reset.

Ce qui n'empêcha pas tous les futurs grands du jeux vidéo, Activision, Nintendo
ou Sega, de s'inspirer un peu trop largement de cette Odyssey. En 1971, un
américain répondant du nom de Nolan Bushnell, futur créateur d'Atari, va lui
inventer la première machine d'arcade, Computer Space, mais surtout le père des
jeux vidéo : Pong en 1972. Un succès qui doit tout à Ralph Baer.

Et malgré un beau démarrage, l'Odyssey ne décollera jamais malgré de multiples
baisses de prix. Au final, on ne compte que 200 000 unités d'Odyssey vendues.
Magnavox qui fut racheté par la suite par le hollandais Philips avec qui ils
ont conçu l'Odyssey2, plus connue en Europe sous le nom de Philips Videopac.

Intervenant : Philippe
Dubois, président et co-fondateur de l'association mo5.com

Quelques titres majeurs :
Table Tennis, Ski, & Simon Says, Tennis, Analogic, Hockey, & Football,
Cat and Mouse, Football & Haunted House, Submarine, Roulette & States