La France en tête de la recherche solaire

Le plus France Info jeudi 13 septembre 2012
La France en tête de la recherche solaire

Au bord du lac du Bourget en Savoie, l'institut de l'énergie
solaire
est un campus en pleins travaux. Il est en train de construire un siège administratif dernier cri. Ce campus s'étend sur 20.000 m². Il
compte plusieurs laboratoires de recherche avec salle blanche et machines-outils. Le toit d'un parking est couvert de panneaux qui rechargent des
véhicules électriques qui ne sont pas encore sur le marché. Plus loin, trois
maisons en béton et en bois sont bourrées de capteurs pour voir
comment se servir au mieux de l'énergie solaire à l'intérieur. Ce campus
accueille 350 chercheurs du CEA, de l'université de Savoie mais aussi des
professeurs en formation continue.

En six ans seulement, l'INES a acquis ses lettres de noblesse
grâce aux acteurs politiques locaux, toutes tendances confondues, mais aussi grâce au CEA et au tissu industriel des PME qui croient depuis
longtemps au solaire. Pourtant cela reste cher. La mission de l'INES est donc d'augmenter
les rendements mais aussi de baisser les coûts pour les industriels. 

Le solaire de demain

Dans un secteur très concurrentiel, la différence ne se fera
pas que sur les panneaux photovoltaïques. Aujourd'hui, les chercheurs et les
industriels travaillent sur des applications souples : des tissus, des
films transparents que l'on posera par exemple sur nos téléphones pour les recharger.

L'INES a donc réparti ses travaux sur le solaire thermique
pour avoir de l'eau chaude, le photovoltaique dur ou souple, la mobilité :
les batteries de nos voitures pour stocker l'électricité plus longtemps ou
utiliser la carrosserie d'une voiture pour capter les rayons du soleil.

Les possibilités sont infinies avec de nombreux emplois à la
clé. Pourtant le secteur se porte mal, surtout depuis les changements de règle
du précédent gouvernement. L'an dernier
60% des PME d'installations de panneaux en France ont mis la clé sous la porte.
Le budget de l'institut, presque 40 millions d'euros, n'est pas menacé
aujourd'hui par cette morosité économique mais ses responsables espèrent que la
conférence environnementale redonnera un nouveau souffle au solaire.